ROLLAND Jean-Louis

Par Georges-Michel Thomas

Né le 15 février 1891 à Landerneau (Finistère), mort le 9 juin 1970 à Jard-sur-Mer (Vendée) ; commis de Marine ; maire socialiste de Landerneau (1929-1942, 1944-1947, 1953-1965) ; député (1936-1940, 1944-1946), puis sénateur socialiste SFIO.

Jean-Louis Rolland était fils de Pierre-Marie Rolland, terrassier, et de Marie Omnès. Il se maria à Paris Xe arr. le 15 mai 1919 avec Françoise Kénevez.

Jean-Louis Rolland s’engagea dans la marine après de bonnes études primaires. Promu second maître mécanicien, il opta pour le corps civil des commis de marine. En décembre 1919, il fut élu conseiller municipal de Landerneau puis devint maire en mai 1929. Il le demeura jusqu’en décembre 1942, puis de décembre 1944 à 1947, enfin de 1953 à 1965.

En 1928, il avait échoué aux élections législatives dans la 2e circonscription de Brest n’ayant recueilli que 2 633 voix au 1er tour. A nouveau candidat en 1932, il obtint 3 163 voix et fut à nouveau battu. Mais, en 1936, il fut élu député de Brest (1re circonscription) avec 8 645 voix au 1er tour puis 10 913 au second sur 27 814 inscrits. Il fit partie des quatre-vingt parlementaires qui, le 10 juillet 1940, à Vichy, votèrent contre les pleins pouvoirs.

Sous l’Occupation, membre du réseau « Jade-Fitzroy » qui récupéra et fit passer en Angleterre, par mer, de nombreux aviateurs alliés, Jean-Louis Rolland fut arrêté le 15 février 1944. Incarcéré à la prison de Pontaniou à Brest, puis à celle de Rennes, il s’évada du convoi qui le menait en Allemagne. Blessé, lors de l’évasion, il reprit, dès qu’il put rentrer à Landerneau, ses fonctions de maire. En 1944, il siégea à l’Assemblée consultative, puis fut élu en octobre 1945 à la première Assemblée constituante avec 78 601 voix, soit 21,47 % des suffrages (voir Tanguy Prigent*). Réélu à la seconde Assemblée constituante, le 2 juin 1946, il recueillit 84 614 voix (21,82 %).

Jean-Louis Rolland ne se présenta pas aux élections à l’Assemblée nationale du 10 novembre 1946, son parti lui demandant de briguer un siège aux élections sénatoriales. Mais, à ces élections, le 8 décembre 1946, seul Hyppolite Masson* fut élu sur la liste socialiste. Du 30 septembre 1945 à octobre 1951, J.-L. Rolland représenta son canton au conseil général.

Par contre, le 19 juin 1955, il entra au Sénat et y demeura jusqu’en 1959. Là, comme à la Chambre, il fit partie de la commission de la Marine. Candidat député dans la 2e circonscription de Brest en 1958, il n’arriva qu’en quatrième position.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article129451, notice ROLLAND Jean-Louis par Georges-Michel Thomas, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 8 décembre 2018.

Par Georges-Michel Thomas

SOURCES : La Vie socialiste, 14 mai 1932. — Le Breton socialiste. — La Dépêche de Brest. — Télégramme de Brest et de l’Ouest. — Télégramme de Brest, 26 avril 1958. — Le Monde, 18 septembre 1970. — Rens. communiqués par le militant.

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