VALDÉMAR René [VALDÉMAR Hubert, Alexandre, René]

Par René Lemarquis

Né le 13 novembre 1880 à Forcey (Haute-Marne) ; ouvrier coutelier à Romilly-sur-Seine (Aube) ; militant socialiste de l’Aube.

Fils d’un ouvrier coutelier et d’une couturière, René Valdémar fut délégué au congrès du POF à Épernay en 1899. Il représenta la Fédération socialiste SFIO au congrès national de Nîmes (février 1910) en compagnie de quatre autres militants, dont sa femme, et au congrès de Lyon (1912). En 1906, il avait obtenu 403 voix comme candidat aux élections législatives dans l’arrondissement d’Arcis-sur-Aube. Dans celui de Nogent-sur-Seine il en recueillit 2 231 en 1910. La même année il rassembla 1 344 suffrages comme candidat au conseil général dans le canton de Romilly. En 1914 enfin, dans la circonscription de Nogent-sur-Seine, il recueillit 2 190 voix sur 12 010 inscrits. En 1909, Valdémar était inscrit au carnet B. Il s’installa dans la Marne en juillet 1911.

Au lendemain de la guerre, de retour dans l’Aube, il fut candidat sur la liste Philbois aux élections législatives de novembre 1919 et recueillit 11 525 voix sur 68 689 inscrits. Il écrivit en 1919-1920 une série d’articles à caractère doctrinal ou historique dans la presse socialiste auboise et s’éleva en particulier contre « les luttes au couteau entre fractions socialistes » au moment des discussions sur l’affiliation à la IIIe Internationale. Il suivit, avec réticences, ceux qui avaient adhéré mais, le 9 juillet 1921, il critiqua durement dans un article « l’extrémisme révolutionnaire » et, au moment du congrès CGT de Lille, il se prononça nettement contre les Comités syndicalistes révolutionnaires. Il participa la même année, avec Sardin, à une réunion à Paris qui avait pour but la reconstitution de la SFIO dans l’Aube. Le 28 janvier 1922, le congrès fédéral du Parti socialiste le nommait secrétaire adjoint et, en 1922-1923, il continua à écrire des articles théoriques pour l’Aube nouvelle.

A Romilly, Valdémar organisa le Parti socialiste SFIO avec Bonneaux* et fut souvent contredit dans des réunions par les communistes. Candidat aux élections législatives en 1924, il recueillit 5 053 voix sur 67 255 inscrits. Aux élections municipales de mai 1925, il s’allia aux radicaux et prit la tête de la liste du Cartel des gauches, mais, alors que sa liste était élue, lui seul fut battu, distancé par le communiste Thiriot par 1 570 voix contre 1 545.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article133429, notice VALDÉMAR René [VALDÉMAR Hubert, Alexandre, René] par René Lemarquis, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 30 novembre 2010.

Par René Lemarquis

SOURCES : C.r. des congrès cités. — H. Rouger, Les Fédérations socialistes, t. I, op. cit. — La Défense des travailleurs, 1919-1920. — Le Travailleur, 1919-1920. — La Dépêche de l’Aube, 1920-1925. — L’Aube nouvelle, 1922-1923. — Le Petit Troyen, 1925. — Dict., t. 15.

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