MATHIEU André

Par Jacques Girault

Né le 16 octobre 1921 à Kirschnaumen (Moselle) ; instituteur en Moselle ; militant syndicaliste.

Né dans une famille de cinq enfants, André Mathieu entra en 1938 à l’École normale d’instituteurs de Montigny-les-Metz qui fut transférée dans cette de Poitiers (Vienne) de 1939 à 1941. Sa famille étant expulsée, en octobre 1941, il commença à enseigner à Roquecor-en-Quercy (Tarn-et-Garonne). Il y épousa une institutrice. Le couple eut deux fils.

Après la guerre, André Mathieu réintégra la Moselle. Instituteur à Vry avec son épouse, secrétaire de mairie, membre de la commission paritaire des secrétaires de mairies, membre depuis 1949 du conseil syndical de la section départementale dans la majorité « autonome » du Syndicat national des instituteurs, il siégeait aussi à la commission exécutive de la section de la Fédération de l’Éducation nationale. Il devint le secrétaire général de la section en mai 1952. Il fut renouvelé dans cette responsabilité jusqu’en 1957-1958. Lors du congrès national du SNI, le 20 juillet 1957, il fut assesseur lors de la séance consacrée à la question pédagogique quand la discussion porta sur les classes terminales. Lors de la réunion du conseil national du SNI, le 23. —. —décembre 1957, il fut à nouveau assesseur.

André Mathieu et son épouse, membre du comité départemental d’action laïque, refusèrent de répondre favorablement aux conférences de pédagogie religieuse imposées par l’évêque de Metz dans les années 1950 ; jusqu’au décret de 1974, les instituteurs mosellans devaient en effet assurer l’enseignement religieux dans les écoles primaires publiques.
Mathieu enseigna comme professeur à l’École européenne de Luxembourg de 1965 à sa retraite en 1977. A partir de 1968, il habitait Hettange-Grande où son épouse était institutrice à l’école maternelle.

A sa retraite, Mathieu fut nommé conciliateur auprès du tribunal de Thionville. Président du club vosgien de Moselle, il effectua avec d’autres spécialistes de la montagne des ascensions dans le Népal, les Andes et le Kilimandjaro. Il animait la Société botanique et naturaliste de Thionville, spécialiste des orchidées. Avec son épouse, il termina ses jours dans une maison de retraite de Saint-Dizier (Haute-Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article140626, notice MATHIEU André par Jacques Girault , version mise en ligne le 24 mai 2012, dernière modification le 24 mai 2012.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Notes d’André Prochasson transmises par Paul Berger.

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