ROUSSEL Lola (Lucienne, dite) [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

Née le 15 juin 1906 à Envermeu (Seine-Inférieure), morte à Dieppe (Seine-Maritime) le 3 décembre 1994.

Lola Roussel (1949)
Lola Roussel (1949)
Coll. Georges Fontenis/Archives d’AL

Fille d’un vétérinaire et d’une mère sans profession, Lucienne Roussel avait pour compagnon un anarchiste espagnol, qu’elle suivit en Espagne en 1936 pour prendre part à la révolution et à la guerre. Comme beaucoup de femmes, elle aida dans l’intendance et dans le soin aux blessés. De cet épisode espagnol, elle garda le surnom de Lola.

En 1950, Lola Roussel habitait une chambre « au mois » dans un petit hôtel de la rue Victor-Griffuelhes à Levallois et travaillait comme aide soignante auxiliaire dans une clinique privée de Neuilly. Elle était membre du groupe Durruti (Paris 17e) de la Fédération anarchiste et militait au syndicat des employés de la CNT-F. Son compagnon était alors un militant bulgare.

À partir de 1952, elle vécut avec Michel Hulot et milita au groupe de Levallois-Perret de la FA.

Lors du congrès de la 2e union régionale de la CNT-F tenu le 12 octobre 1952, elle fut élue secrétaire de l’union régionale, G. Yvernel* étant trésorier.

Elle participa au congrès de 1953 de l’Association internationale des travailleurs, tenu à Puteaux. On peut la voir, sur une photo, tenir une banderole rouge et noir avec des militantes anglaise, suédoises et l’Espagnole Federica Montseny.

Après la Toussaint 1954, militante FCL, elle fut une des responsables du Mouvement de lutte anticolonialiste, essentiellement animé par les communistes libertaires.
À l’époque, elle était toujours membre de la commission administrative de la CNT-F ainsi que du bureau de la Solidarité internationale antifasciste (SIA). Toujours en 1954, elle appela à créer une section féminine de la CNT-F et signa la rubrique « Tribune de la femme » dans Le Combat syndicaliste.

En 1957, considérant la différence d’âge trop importante, elle se sépara de Michel Hulot, avec qui elle resta néanmoins en relations.

A sa retraite, en 1971, elle était employée comme femme de ménage. Elle continua par la suite à militer à Dieppe, où elle s’était installée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article155973, notice ROUSSEL Lola (Lucienne, dite) [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, version mise en ligne le 22 mars 2014, dernière modification le 21 octobre 2018.

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

Lola Roussel (1949)
Lola Roussel (1949)
Coll. Georges Fontenis/Archives d’AL

SOURCES : État civil d’Envermeu — Témoignage de Michel Hulot — Le Libertaire, années 1950 à 1954 — Le Combat syndicaliste, années 1952 à 1954 — Georges Fontenis, Changer le monde, Éd. Alternative libertaire, 2010 — notes d’Édouard Sill.

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