BLAY François, Xavier, Arthémond [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 30 novembre 1840 à Saint-Gervais (Hérault) ; marié ; une fille ; tailleur demeurant 22 rue de Clignancourt. Anarchiste parisien.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

François Blay arriva à Paris en 1875. En 1881, il fonda le groupe anarchiste La Sentinelle révolutionnaire, dans le 18e arrondissement. Le 10 mars 1882, il était chargé de louer une salle pour un meeting anarchiste qui eut lieu le 19 mars.
Il assista le 11 novembre 1883, à une réunion tenue rue de Clignancourt où les compagnons décidèrent de lancer un manifeste prônant l’abstention aux élections municipales.
Le 5 janvier 1884, il parût à une réunion du groupe Le Drapeau noir, tenue chez Renaudin, 14 rue Coquillière.
Le 10 juin 1885, il fit partie du groupe chargé de décider si Duprat appartenait à la police ; il y déclara que Duprat avait été calomnié.
Le 29 juin 1885, il participa à la réunion organisée par les groupes anarchistes italiens ; le 20 août à celle tenue, salle du Moulin Rouge, par le groupe La Sentinelle révolutionnaire de Montmartre ; le 28 octobre à celle organisée par Duprat et Tortelier, salle Pérot, 5 rue de la Chapelle ; le 7 novembre à la réunion tenue 58 rue Réaumur par différents membres des groupes anarchistes et à celle organisée à la même adresse le 9 mars 1886, par tous les groupes anarchistes de Paris. Le 14 du même mois, il était présent à la réunion tenue 100 rue Legendre par le groupe La Panthère et le 18 mars au grand meeting organisé à la salle Lévis par les groupes de Paris.
Le 19 décembre 1887, on le voyait à la réunion du groupe anarchiste de la Goutte d’Or, 32 boulevard Rochechouard et en décembre 1888, à la salle de la Cigogne, 23 boulevard Rochechouard.
Enfin le 22 septembre 1893, il recevait à son domicile des souscriptions en faveur d’un journal quotidien anarchiste.
Le 31 décembre 1893, le préfet de police délivrait à son encontre un mandat de perquisition et d’amener.
Le commissaire de police de la Goutte d’Or procéda à la perquisition le 1er janvier 1894 à 6 h du matin. Son logement situé au 5e étage se composait de deux chambres à coucher, une salle à manger, une cuisine et une entrée. Le commissaire saisit une lettre de Sébastien Faure annonçant sa sorte de la prison de Claivaux et plusieurs journaux tels Le Père Peinard, La Révolte, des ouvrages de Louise Michel.
N’ayant pas été arrêté, il continua à fréquenter les compagnons : les 24 et 29 janvier et le 4 février, il assista à des réunions ou soirées familiales tenues chez Duprat, 11 rue Ramey.
Le 4 mars, une perquisition était opérée à son domicile fit découvrir des imprimés de la Maison du Peuple, une circulaire de la Jeunesse Internationaliste, une autre circulaire annonçant que le journal Le Père Jean, chiffonnier de Paris dont le projet avait été lancé par Victor Ricois, ne paraîtrait pas, ainsi qu’un programme des fêtes de la Maison du Peuple.
Blay était arrêté et emprisonné à Mazas le 6 mars. Le juge d’instruction Henri Meyer le fit libérer le 26 mars 1894.
Blay ne faisait pas que de la propagande anarchiste, il travaillait aussi comme tailleur pour les compagnons, il fit des costumes pour Sébastien Faure et Brunet.
Sébastien Faure confia à sa femme,la petite SidonieVaillant après l’arrestation et l’exécution de son père, jusqu’à ce qu’il pût l’emmener à Marseille.
Le 30 juin 1894, le préfet de police délivra un nouveau mandat de perquisition et d’amener concernant François Blay. La perquisition eut lieu le 1er juillet à 4h30 du matin, le commissaire de Clignancourt ne découvrit rien, Blay fut arrêté et conduit au poste de police de la mairie du 18e arrondissement. Il fut emprisonné à Mazas et mis en liberté le 7 juillet. Le juge d’instruction reçu deux pétitions pour le soutenir, dont une émanant de ses voisins.
Le 6 juin 1895, le juge d’instruction Meyer délivrait une ordonnance de non lieu concernant l’accusation d’association de malfaiteurs.
Le 20 juillet 1896, l’indicateur Bornibus faisait savoir que Blaye avait reçu la visite d’un compagnon menuisier venant de Londres qui lui avait donné des nouvelles d’un de ses amis italiens Marneti qui avait quitté Paris après l’attentat de Casério et qui devait revenir à Paris en août.
François Blay resta sur les listes d’anarchistes de la préfecture de police jusqu’en 1901.
Son dossier à la Préfecture de police portait le n°217.198.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article189896, notice BLAY François, Xavier, Arthémond [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 24 février 2017, dernière modification le 6 mars 2020.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES : Arch. de Paris, D.3 U6 carton 49. — Les anarchistes contre la république de Vivien Bouhey. Annexe 56 : les anarchistes de la Seine — Archives de la Préfecture de police Ba 80

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément