GAVAT Claude, Gaston, Gabriel

Par Alain Dalançon

Né le 9 octobre 1930 à Besançon (Doubs), mort le 28 août 2019 à Monsapey (Savoie) ; professeur ; militant communiste ; militant syndicaliste, secrétaire des sections départementales du Rhône du SNES (1960-1961) puis de la FEN (1962-1970).

Réception de syndicalistes soviétiques en 1970 à Lyon. De g. à d. : François Blanchard, Claude Gavat, Maurice Moissonnier et deux syndicalistes soviétiques.
Réception de syndicalistes soviétiques en 1970 à Lyon. De g. à d. : François Blanchard, Claude Gavat, Maurice Moissonnier et deux syndicalistes soviétiques.
[Arch. IRHSES]

Fils d’un adjudant-chef et d’une mère sans profession, Claude Gavat fut élevé avec sa sœur de dix ans son aînée, suivant une éducation traditionnelle catholique. Enfant de chœur, il suivit sa scolarité élémentaire à l’école publique à Besançon et fit ses études secondaires au lycée Victor Hugo où il obtint le baccalauréat mathématiques élémentaires en 1950. Passionné par le dessin et la peinture, il fut élève au lycée Claude Bernard à Paris dans une classe préparatoire au professorat de dessin et obtint le certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement de second degré en 1955. À son retour du service militaire qu’il effectua au groupe géographique des Armées à Joigny, puis en Algérie à Oran, durant 26 mois, du 15 octobre 1955 au 20 décembre 1957, il retrouva son premier poste de certifié de dessin au lycée de Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) qu’il occupa jusqu’en 1959. Il fut ensuite muté au lycée Ampère de Lyon où il demeura jusqu’en 1970. D’un premier mariage en juillet 1954 à La Chapelle de Guinchey (Saône-et-Loire), naquirent deux filles. Le couple divorça.

Au cours de cette période, Claude Gavat s’engagea dans le militantisme syndical. Secrétaire de la section du Syndicat national de l’enseignement secondaire de son lycée (S1), membre du secrétariat de la section académique (S3) (1961-1970), secrétaire de la section départementale (S2) durant deux années (1960-1961), il devint secrétaire d’une des plus grosses sections départementales de la Fédération de l’Education nationale de 1962 à 1970. Il était alors un des jeunes militants les plus en vue dans le courant B « Unité et Action », membre de la CA nationale du nouveau SNES (classique, moderne, technique) (1966-1971) et membre suppléant de la CA nationale de la FEN à partir de 1967. Dans la section FEN, le courant « Bouches du Rhône » devenu « Unité et Action » ne disposait que d’une majorité relative (en 1969 sur 178 mandats (84 UA, 39 UID, 21 RS, 19 EE,8 FUO, 2 abs, et 5 refus de vote), de sorte que la lutte des tendances était particulièrement vive après 1968 ; André Codron lui succéda comme secrétaire départemental.

Claude Gavat travailla au secteur international du SNES au côté de François Blanchard et représenta son syndicat avec ce dernier et André Drubay dans différentes réunions d’instances internationales. Il signa avec Blanchard un important dossier dans l’Université syndicaliste en mai 1970, faisant l’inventaire des différentes organisations internationales d’enseignants, leur histoire et définissant la politique « tous azimuts » du SNES.

Proche du Parti communiste français, il n’y adhéra qu’en mars 1968. Il fut par la suite secrétaire de section à Caluire, durant plusieurs années de 1971 à 1975 mais cessa son adhésion en 1985.

Claude Gavat s’était remarié le 24 octobre 1979 à Caluire-et-Cuire (Rhône) avec Janine Chapard, qui avait été secrétaire du S3 de Lyon, membre de la direction nationale du SNES après la prise de sa direction en 1967 par le courant « Unité et Action », et qui adopta ses enfants.

Intéressé depuis longtemps par la formation des maîtres et la transmission de la valeur des arts plastiques dans l’éducation à l’école, ce qui l’avait conduit à donner des cours au Centre national d’enseignement à distance pour la préparation au professorat de dessin (1960-1969), il fut nommé à l’École normale d’institutrices de Lyon en 1971. Il milita alors au Syndicat national des professeurs d’écoles normales. Il collaborait également au Centre pédagogique régional, avant de devenir directeur adjoint de la Mission académique de la formation des personnels de l’Éducation nationale de 1985 à 1990, date de sa prise de retraite.

Depuis, retiré le plus souvent avec son épouse à Montsapey, Claude Gavat participait à la vie politique et culturelle locale et présentait ses dessins dans diverses expositions.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24480, notice GAVAT Claude, Gaston, Gabriel par Alain Dalançon, version mise en ligne le 10 février 2009, dernière modification le 13 septembre 2019.

Par Alain Dalançon

Réception de syndicalistes soviétiques en 1970 à Lyon. De g. à d. : François Blanchard, Claude Gavat, Maurice Moissonnier et deux syndicalistes soviétiques.
Réception de syndicalistes soviétiques en 1970 à Lyon. De g. à d. : François Blanchard, Claude Gavat, Maurice Moissonnier et deux syndicalistes soviétiques.
[Arch. IRHSES]
Claude Gavat
Claude Gavat
Exposition de peintures à Montsapey

ŒUVRE : Avec Georges Verdier, Apprendre à dessiner librement, Annales du CRDP de Lyon, 1979. — Articles dans la revue de l’INRP.

SOURCES : Arch. IRHSES (S3 Lyon, secteur international, Revue Unité et Action). — Témoignage de l’intéressé.

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