TURC Victor, Louis, Joseph

Né le 21 mars 1819 à Namur (Belgique) ; tailleur d’habits ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il avait travaillé pour la Belle-Jardinière, du 25 janvier 1864 au 24 juillet 1871 mais avec une interruption à partir du 27 avril. Selon lui, il servit la Commune de Paris comme simple garde dans la 4e compagnie sédentaire du 101e bataillon et passa deux jours au fort d’Issy. Du 18 au 23 mai, il fit du service porte d’Italie, puis se réfugia passage Ricaut (XIIIe arr.) chez le sieur Galinant, employé au chemin de fer d’Orléans et y serait resté jusqu’au 25. Le sieur Galinant dit ne l’avoir reçu qu’une heure, le 25. D’après la police, il avait fait partie d’une compagnie de marche ; il aurait défendu jusqu’au bout la barricade de la Butte-aux-Cailles et il avait des opinions exaltées.
Il fut condamné le 4 mars 1872, par le 19e conseil de guerre, à la déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il fut bien noté en déportation ; le 14 février 1877, il vit sa peine commuée en six ans de détention, puis obtint la remise du reste, le 5 novembre 1877, sous condition d’expulsion ; il rentra par le Tage.
Voir
Zingé F.

Il demeurait à Paris, rue de la Glacière (XIIIe arr.). Marié, il était père de deux enfants (Voir Turc François).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72095, notice TURC Victor, Louis, Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 21 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/751 et BB 27. — Arch. Min. Aff. étrang. Belgique, 119 II. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Belges ralliés à la Commune de Paris, Bruxelles, Ferraton, 1985. — Note de Louis Bretonnière.

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