SERVOLLE Roger, dit René

Par David Hamelin

Né le 13 mars 1922 à Siorac-en-Périgord (Dordogne), mort le 15 août 1985 à Poitiers (Vienne) ; cheminot électricien ; syndicaliste CGT et communiste.

Fils d’un cultivateur, René Servolle, électricien à la SNCF, adhéra au PCF en 1944. De 1947 à 1952, il résida à Coutras en Gironde. Durant cette période il milita au Parti communiste — il fera l’école d’un mois — et, en 1949, fut élu secrétaire adjoint de l’Union locale CGT de cette localité, charge qu’il occupa jusqu’à son départ pour Mussidan (Dordogne) en avril 1953 ; il y prit alors la tête des cheminots cégétistes. Sa participation aux grèves d’août 1953 lui valut d’être muté d’office à Loches (Indre-et-Loire) pour entrave à la liberté du travail et à la libre circulation lors du conflit et d’être condamné par le tribunal de Ribérac à 15 000 francs d’amende avec sursis le 12 février 1954. À Loches il reprit assez rapidement ses activités militantes et devint secrétaire de la section communiste de la localité, secrétaire du syndicat des cheminots et secrétaire de l’Union locale. Il fut désigné comme membre du comité fédéral du Parti communiste dans l’Indre-et-Loire en 1957 jusqu’en 1964, date à laquelle le comité fédéral ne le reconduisit pas en raison de son départ prévu du département.
Au cours de ces années, il fut l’un des principaux animateurs du Comité de défense républicaine lors des événements d’Algérie, pour lutter contre l’OAS. Il fut aussi candidat communiste sans succès aux élections municipales de mars 1959. À son arrivée dans la Vienne, il ralentit un moment ses activités, même s’il participa aux conflits sociaux à Châtellerault. Un rapport du mois de janvier 1972 le présente comme ayant joué un rôle modérateur durant les événements de mai-juin 1968 en tant que secrétaire général de l’Union locale de Châtellerault.
Au tournant des années soixante-dix, il se vit remplacé à la tête de l’Union locale par Jean Chauveau, son état de santé ne lui permettant plus d’assurer son mandat.
Marié en avril 1947 en Eure-et-Loir avec Paulette Massas, il fut père de six enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article8665, notice SERVOLLE Roger, dit René par David Hamelin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 27 avril 2012.

Par David Hamelin

SOURCES : Arch. Dép. Vienne, 511 W 38. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — Comités fédéraux du PCF. — Notes de Jean-Pierre Bonnet et de Gilbert Deverines. — État civil.

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