HIRSCH Georges, Édouard

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 22 février 1895 à Paris, mort le 12 mai 1974 à Paris ; ingénieur, poète, auteur dramatique ; militant socialiste SFIO ; conseiller municipal du Xe arr. de Paris (1935-1941 ; 1944-1945 ; 1953-1965).

Au sortir de l’école communale, Georges Hirsch fit ses études secondaires à l’école professionnelle Diderot et ses études supérieures aux Arts-et-Métiers où il obtint un diplôme d’ingénieur. Embauché en qualité de chef du bureau de dessin d’une usine métallurgique du Xe arr., il se spécialisa bientôt dans l’étude de la séparation centrifuge des liquides. Ses recherches lui valurent plusieurs brevets. Il travaillait en Angleterre quand la Première Guerre mondiale éclata. À son retour en France, il fut versé dans l’infanterie le 30 mars 1915.

À sa libération, Georges Hirsch accéda aux fonctions de directeur technique des Forges de la région parisienne puis de directeur général des Établissements Lena, spécialisés dans la séparation et l’épuration centrifuge des liquides.

Georges Hirsch était poète (il publia un recueil intitulé Les images) mais aussi auteur dramatique. Le Théâtre de l’Empire et la Gaïté Lyrique jouèrent plusieurs de ses œuvres : De l’aube à midi, La source (préface d’Édouard Herriot), La corde raide, Les verts galants. On lui doit une traduction en français de l’opéra de Mozart Cosi Fan Tutte. Vers 1930, il fonda le Groupement des artistes lyriques associés.

Membre du Parti socialiste depuis une date inconnue, Georges Hirsch siégeait à la commission exécutive de la Fédération SFIO de la Seine en 1923. Candidat socialiste aux élections municipales des 5 et 12 mai 1935 dans le quartier de l’Hôpital-Saint-Louis (Xe arr.), il recueillit au premier tour 1 908 voix, contre 1 748 au communiste Bigot, 1 727 au conseiller sortant Roéland, 1 157 à Jolbert URD et 367 au républicain de gauche Rimbault, sur 8 779 inscrits et 7 351 votants. Il fut élu au second tour par 4 218 voix sur 6 999 votants. Vice-président du Groupe de défense de l’artisanat de l’Hôtel de ville, Georges Hirsch siégea aux commissions des Finances, du Métropolitain, de l’Habitation, de contrôle des Travaux, de contrôle de l’Électricité, d’administration du Syndicat général pour l’alimentation en eau de la région parisienne. Au conseil général, il appartint à la 7e commission (Préfecture de police, Prisons), et à la 13e (Eaux, Assainissement) ainsi qu’au conseil de surveillance de l’École Théophile-Roussel.

Georges Hirsch siégeait à la commission des affaires administratives du comité parisien de Libération en septembre 1944. La préfecture le nomma membre de l’Assemblée municipale provisoire fin 1944, comme représentant du Xe arr. Il siégea à nouveau au conseil municipal, pour le 7e secteur, de 1953 à 1965.

Georges Hirsch exerça les importantes fonctions d’administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux de 1945 à 1951, et de 1956 à 1959. Il présida la commission de l’Enseignement et des Beaux-Arts du département de la Seine de 1955 à 1965.

Le Parti socialiste le présenta sans succès aux élections législatives de 1962 dans le Xe arr. de Paris et publia, le 14 novembre 1962, dans l’édition spéciale du Populaire des photographies du candidat « grièvement blessé au cours d’une manifestation anti-OAS », légèrement, a précisé son fils Jean-François, docteur en neurochirurgie, le 29 décembre 1982.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article87910, notice HIRSCH Georges, Édouard par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 5 mai 2010, dernière modification le 5 mai 2010.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Seine, D 3 M 2 n° 3. Versement 10441/64/2 n° 65. — Arch. J. Zyromski, dossier Fédération de la Seine. — Le Monde, 15 mai 1974. — Le Conseil municipal : nos édiles, op. cit., 1937, pp. 167-168. — J. Estivill, Recherches sur les socialistes et les communistes aux élections municipales et à l’Hôtel de ville de Paris (1919-1939), Mémoire de Maîtrise, Paris I, 1980. — H. Coston, Dictionnaire de la politique française, t. II.

ICONOGRAPHIE : Le Conseil municipal : nos édiles, op. cit.

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