ABSIRE Gaston, Désiré

Par Jean-Jacques Doré

Né le 10 octobre 1873 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort au Petit-Quevilly (Seine-Maritime) le 4 juin 1962 ; ouvrier aux ateliers des chemins de l’Etat de Sotteville-les-Rouen (Seine-inférieure, Seine-Maritime) ; secrétaire adjoint du syndicat CGT des Cheminots de Sotteville de 1911 au 22 février 1918 ; secrétaire adjoint de l’Union départementale de Seine-Inférieure de 1916 à 1918 ; Conseiller municipal socialiste du Petit-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) de 1912 à 1919 puis de 1925 à la guerre.

Fils d’un chaudronnier et d’une ouvrière de filature, Gaston Absire, militant de longue date du syndicat CGT des Cheminots de Sotteville, participa à la direction de l’organisation après la grande grève de 1910 et le départ des éléments "avancés d’idées" (suivant la terminologie policière) Jules Buissonnière, Pierre Berthelot, Maurice Gautier..., pour révocation ou déplacement disciplinaire. Ainsi fut élu en février 1911 un bureau à tendance réformiste qui comprenait Edmond Dubois (secrétaire), Gaston Absire (secrétaire adjoint) et Paul Burgat (trésorier).

Cette même équipe assura la permanence de la vie syndicale de l’agglomération rouennaise lors des deux premières années de la guerre. Absire était, en outre, conseiller municipal socialiste de 1912 à 1919.

Réélu secrétaire adjoint du syndicat CGT des Cheminots de Sotteville jusqu’en 1917, Il participa à la renaissance de l’Union départementale lors du 3e congrès tenu à Sotteville le 3 avril 1916. Le bureau était composé d’Edmond Dubois (secrétaire), Gaston Absire (secrétaire adjoint), Alfred Bernard (Trésorier) et Paul Burgat (trésorier adjoint). Ces quatre cheminots de Sotteville, militants socialistes, illustrent le rôle essentiel que jouèrent ces deux organisations dans le réveil ouvrier.

Permanent, il fut réélu secrétaire adjoint de l’UD au 4e congrès, tenu encore à Sotteville, le 16 décembre 1917 ; les autres membres du bureau étaient Edmond Dubois (secrétaire), Alfred Bernard (trésorier) et Lucien Chardon (trésorier adjoint). Si en 1916, l’Union départementale ne comptait que 3 500 adhérents, ils étaient 16 170 en 1917, aussi le bureau était-il assisté d’une commission administrative de 9 membres, 3 représentants de l’Union locale Rouen (Suzanne Lion,
Madame Gislette, Alfred Martin), 3 de l’UL du Havre (Louis François, Charles Le Chapelain, Jules Leroux) et 2 de l’UL d’Elbeuf (Madame Questel et Devost).

Fin 1918, très affecté par les attaques incessantes des minoritaires, il cessa toute activité militante pour se consacrer au syndicat pour la défense des locataires dont il avait été un des fondateurs en 1917 et au Parti socialiste comme secrétaire de la section du Petit-Quevilly.

Réélu conseiller municipal du Petit-Quevilly de 1925 à la guerre, il resta à la tête de la section SFIO du Petit-Quevilly jusqu’à sa démission le 18 janvier 1934, accompagnée de celle du trésorier Marcel Doray.

Gaston Absire mourut au Petit-Quevilly le 4 juin 1962.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10, notice ABSIRE Gaston, Désiré par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 16 septembre 2020, dernière modification le 16 septembre 2020.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat., F7/13028, rapport du 23 juillet 1934. — Arch. Dép. Seine-Inférieure, 4 MP 2410, 4 MP 2410 Réunions et conférences 1914-1918, 3 MP 496 Élections municipales du Petit-Quevilly — Arch. UD-CGT, liasse 1895-1925. — Le Réveil ouvrier - La Dépêche de Rouen 4 décembre 1917 - État civil.

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