BIENDINÉ Victor, Pascal

Par Y. Le Maner

Né le 15 août 1880 à Saveuse (Somme), mort le 11 décembre 1931 à Amiens ; tisseur, puis télégraphiste, ouvrier des lignes, puis chef d’équipe des ouvriers des P.T.T. à Amiens (Somme) ; syndicaliste CGT, puis unitaire (1922-1925), puis confédéré ; communiste puis socialiste SFIO, conseiller municipal d’Amiens (1925-1931).

Né le 15 août 1880, Victor Biendiné fut tisseur après ses études primaires, jusqu’à avant son service militaire. En 1911, il entra aux PTT comme télégraphiste à Amiens (Somme). Devenu ouvrier des lignes, il devint par la suite chef d’équipe des lignes souterraines à Amiens (Somme).

Syndiqué à la CGT, il était en 1920 secrétaire de la Fédération postale de la Somme, poste qu’il conserva jusqu’à la scission. Le 21 avril 1921, il intervint dans le congrès du syndicat des ouvriers. Il contesta Dutailly sur l’idée que le Parti communiste voulait avoir la mainmise sur la CGT.

Le 13 mars 1922, il fut élu représentant du personnel titulaire auprès de la Conférence régionale du Centre régional des P.T.T. de Lille, pour le groupe VI et VII. Le même jour, il fut élu représentant du personnel titulaire au conseil de discipline de Lille pour le groupe VI, sous-groupe a.

Le 21 avril 1922, il présida la séance du congrès de l’Union fédérale des ouvriers des PTT assisté de Machaux (Ardennes), et Sabien (Loiret), et vota l’affiliation de celle-ci à la CGTU. Le 20 janvier 1923, il présida le conseil national de la fédération postale unitaire. En 1924, il participa au congrès de la Fédération postale unitaire tenu à partir du 24 avril à la Grange-aux Belles à Paris. La majorité fédérale, dont il faisait partie, fut battue, et remplacée par une équipe de la majorité confédérale. Le 26 avril, il prit la parole dans la 3e journée, et déclara que la CGTU méritait tous les reproches que l’on faisait à la CGT.

Le 1er février 1925, il participa à une délégation des ouvriers unitaires de la tendance minoritaire de la FPU, qui se rendit au Conseil national de l’Union générale des syndicats ouvriers confédérée. Celui-ci a voté le matin une résolution les invitant à intégrer l’union, qui dans la même résolution se transforma en syndicat national des ouvriers (confédérés). Biendiné et Peltier donnèrent leur accord, et intégrèrent le syndicat confédéré à partir de cette date. À la suite de son passage à la fédération postale confédérée, il devint membre de la commission administrative de l’Union Départementale confédérée de la Somme.

Passé au Parti socialiste SFIO, Biendiné fut conseiller municipal d’Amiens du 17 mai 1925 à sa mort survenue le 11 décembre 1931.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article100062, notice BIENDINÉ Victor, Pascal par Y. Le Maner, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 16 juillet 2022.

Par Y. Le Maner

SOURCES : Arch. Nat. F7/13020. — Arch. Dép. Somme, M 90367 et Z 317 (Le Cri du Peuple, 23 janvier 1921) ; registre matricule N°1192, classe 1900, circonscription d’Amiens. — l’Humanité, 22 avril 1922, 21 janvier et 27 avril 1924 — Le Peuple, 25 janvier 1925 — Bulletin mensuel des postes et télégraphes, mai 1922 p75 et p83 — Le Progrès de la Somme, 30 mars 1920, 10 mars 1929, 14 décembre 1931La Tribune des fonctionnaires, 15 avril 1920. — Le Libertaire, 15 juillet 1924 — Renseignements fournis par la mairie d’Amiens. — Notes de Gilles Pichavant

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