BIGOT Antoinette, Émilie. Pseudonyme : CHARREAU Annette

Par Julien Chuzeville

Née le 23 octobre 1886 à Paris (XVIIIe arr.), morte le 17 mars 1960 à Paris (XIIIe arr.) ; institutrice ; syndicaliste ; féministe ; socialiste ; adhérente de la Ligue des droits de l’Homme ; membre du Comité pour la reprise des relations internationales, puis du Comité de la IIIe Internationale ; adhérente du Parti communiste.

Sœur de Marthe Bigot avec qui elle vivait 14, rue Rottembourg à Paris (XIIe arr.), Antoinette Bigot partageait les activités militantes syndicalistes, féministes et socialistes de Marthe. Elle était membre avant 1914 de la Fédération nationale des syndicats d’instituteurs, de la Fédération féministe universitaire et du Parti socialiste SFIO. Elle écrivit dans le Bulletin socialiste sous le nom d’Annette Charot (A.-M. Sohn, thèse, op. cit., p. 325). Elle utilisait beaucoup plus couramment le même pseudonyme avec l’orthographe Charreau (des rapports de police attribuent à tort ce pseudonyme à Marthe Bigot), en particulier dans L’Action féministe, et dans L’Humanité juste après la guerre où elle tint une « tribune féministe » hebdomadaire.

Pendant la Première Guerre mondiale, Antoinette Bigot remplaça sa sœur comme secrétaire-adjointe de la 12e section socialiste de Paris, et fut adhérente du Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI). Elle fut par la suite élue à la Commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en tant que militante du Comité de la IIIe Internationale, et signa (sous le nom Annette Charreau) la motion Loriot-Souvarine qui obtint la majorité au Congrès de Tours (décembre 1920). On ignore la date à laquelle elle quitta le PC.

Elle décida d’être mère célibataire et eut un fils, Pierre Bigot, qu’elle éleva avec sa sœur.

Les principales féministes dans le Maitron : https://maitron.fr/spip.php?mot192

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article100090, notice BIGOT Antoinette, Émilie. Pseudonyme : CHARREAU Annette par Julien Chuzeville, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 26 août 2021.

Par Julien Chuzeville

SOURCES : Arch. PPo, Ba 1987. — Arch. Jean Maitron, fiche Marthe Bigot. — État-civil de Paris. — L’Humanité des 17 novembre 1918, 15 septembre 1919, 7 mars 1920 et 3 novembre 1920. — La Révolution prolétarienne, n° 450, mai 1960, p. 8. — A.-M. Sohn, Féminisme et syndicalisme, thèse, op. cit. — Boris Souvarine, Autour du Congrès de Tours, 1981, p. 23.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément