ANCEL Alfred

Par Yves Musset

Né le 22 octobre 1898 à Lyon (Rhône), mort le 11 septembre 1984 à Lyon ; prêtre du diocèse de Lyon (1923) ; responsable général de l’Association des Prêtres du Prado (1942-1971) ; évêque auxiliaire de Lyon (1947-1973).

Alfred Ancel était le fils aîné de Gustave Ancel, industriel, et de Marie-Joséphine Villet, issue d’une ancienne famille de teinturiers. Les Ancel étaient profondément attachés à l’Église. Sur six enfants, trois allaient devenir prêtres, et une fille épouser l’un des fils de Joseph Rambaud, directeur du quotidien lyonnais Le Nouvelliste, fondé en 1879 pour combattre « toutes les formes de l’irréligion et de la sécularisation d’une société qui méconnaît des droits de Dieu et de l’Église ».

Ses études secondaires achevées, qu’il fit au collège catholique des Chartreux, Alfred Ancel s’engagea volontairement en octobre 1915, à l’âge de dix-sept ans, au 11e bataillon de chasseurs alpins. Blessé une première fois dans les Vosges, il le fut plus grièvement le 30 décembre 1917 en Vénétie, lors de la bataille du mont Grappa contre les Autrichiens, où il perdit l’œil droit. Réformé, il entra en octobre 1918 au séminaire français de Rome et suivit les cours de l’Université grégorienne en brillant élève. Le 17 mai 1924, « cas unique dans les annales romaines » selon Olivier de Berranger, il passa sa thèse de doctorat en théologie en présence de Pie XI, devant un parterre de cardinaux, d’évêques, de professeurs et d’étudiants. Il paracheva ses études à Rome jusqu’en juin 1925.

Le séminaire français était alors dirigé par le spiritain Henri Le Floch et, à la Grégorienne, régnait encore la pensée du cardinal Billot, connus l’un et l’autre pour leur intransigeance doctrinale et leurs sympathies envers l’Action française. Dans ses premiers écrits, notamment dans une conférence sur le modernisme faite au séminaire en 1923, on vit Alfred Ancel pourfendre les erreurs des temps modernes, dont il déclarait avec le Syllabus de Pie IX et l’encyclique Pascendi de Pie X, qu’elles étaient issues des « pseudo-philosophes » du XVIIIe siècle et de la Révolution française, elle-même « fille de la Réforme protestante ». Il s’en prenait vivement aux chrétiens qui voulaient instaurer « un compromis » entre catholiques libéraux et modernistes. La lutte des classes était dénoncée et l’esprit syndical déclaré opposé à l’esprit de famille. Le conférencier ayant contesté les déclarations du président du Conseil qui affirmaient que la France n’avait aucune consigne à recevoir du pape, il fut question du séminaire français de Rome à la Chambre des députés dans la séance du 23 janvier 1925 ; Édouard Herriot cita le jeune Alfred Ancel qui avait failli provoquer un incident diplomatique entre Paris et le Saint-Siège. De ces positions conservatrices, sur lesquelles campera plus tard son ancien condisciple Marcel Lefebvre, jusqu’au Dialogue en vérité avec les marxistes, le chemin allait être long.

À son retour de Rome en 1925, Alfred Ancel sollicita son admission dans la petite société lyonnaise des Prêtres du Prado, fondée au siècle précédent par le père Antoine Chevrier en vue de l’évangélisation des pauvres. De 1926 à 1928, ses débuts d’apostolat consistèrent à préparer à la première communion, des enfants et des jeunes issus du milieu populaire, que le Prado accueillait et hébergeait à cet effet pendant six mois. Il y découvrit, comme il l’a dit plus tard, « la misère de certaines familles ouvrières ». En 1928, il fut chargé de la formation des grands séminaristes du Prado. Deux ans plus tard, il transférait et réorganisait à Limonest, aux pieds des Monts-d’Or, le séminaire de philosophie qui ne comptait que huit élèves. Il assura ce service jusqu’en 1942. De 1932 à 1943, il enseigna également la philosophie aux Facultés catholiques de Lyon. Dans les années 1933-1934, il commença à s’intéresser au marxisme et se procura de nombreux textes de Marx, Engels, Lénine et Staline, publiés par les Éditions sociales. Prenant appui sur ces textes fondateurs, avec un souci d’objectivité, il se mit à écrire sur le communisme et les communistes, dans un langage simple et souvent incisif à l’intention d’un vaste public, des articles et brochures largement diffusés : La philosophie religieuse du Parti communiste (1936), Dogme et morale communistes (1937), Marxisme et famille (1937), Le communisme et la paix (1939). Une correspondance adressée par le chanoine Lallement, professeur à l’Institut catholique de Paris, de novembre 1936 à janvier 1937, montre que ses premiers travaux sur le communisme avaient été aussitôt appréciés par la Commission permanente des cardinaux et archevêques de France, en particulier par son secrétaire, Mgr Chollet, et le cardinal Suhard, alors archevêque de Reims.

À cette époque, Le père Ancel donnait des conférences aux étudiants des Facultés catholiques de Lyon sur « le capital et le travail » d’après Karl Marx et « l’impérialisme » d’après Lénine, ou devant des militants de la CFTC, sur la politique religieuse du Parti communiste français. Il prit acte des déclarations positives sur le christianisme et les chrétiens de Maurice Thorez dans son discours du 26 août 1937 au Palais de la Mutualité, mais, en même temps, il réaffirmait avec force qu’on ne pouvait à la fois être chrétien et communiste. D’autres publications suivirent après la guerre, écrites dans le contexte de la politique de la main tendue : Aperçus sur le communisme (1945), Catholiques et communistes (1945), Évangile et communisme (1945), Le communisme et les paysans (1946), L’Église en face du communisme (1952) et de nombreux articles dans L’Essor (journal catholique lyonnais) entre 1949 et 1952 sur les chrétiens progressistes, le décret du Saint-Office sur le communisme, le communisme et les chrétiens, le communisme et les problèmes de la paix. La montée du nazisme avait aussi retenu l’attention d’Alfred Ancel : « Le racisme hitlérien, avait-il écrit en mai 1939, est au point de vue international plus dangereux que le communisme soviétique. » Le 17 juin 1938, dans un meeting de protestation contre le racisme et l’antisémitisme, tenu à la mairie du VIe arrondissement de Lyon avec des représentants de la Ligue des Droits de l’Homme, du Grand Orient de France, du Rassemblement populaire, de la Jeune République et des partis de gauche, il avait pris la parole au nom du cardinal Gerlier pour dénoncer l’idéologie nazie.

_En février 1942, il fut élu supérieur général de l’Association des Prêtres du Prado qui comptait alors moins d’une centaine de membres, appartenant pour la plupart au diocèse de Lyon. Le Prado allait se développer en France après-guerre et progressivement, à partir de 1960, en plusieurs pays d’Europe, du Proche-Orient, d’Amérique latine et d’Afrique, sous son impulsion. En mars 1947, il devint évêque auxiliaire de Lyon, l’archevêque, Mgr Gerlier, lui laissant la liberté de se consacrer à ses tâches de responsable du Prado. Le souci prioritaire de Mgr Ancel demeurait l’amélioration des conditions d’existence de la classe ouvrière, ainsi que le devoir pour l’Église d’ouvrir aux travailleurs des chemins leur permettant de croire à l’Évangile du Christ et de vivre chrétiennement. Au moment des grèves de novembre-décembre 1947, il fit paraître une déclaration vigoureuse dans le bulletin du diocèse. Elle fut diffusée sous forme de tracts afin d’attirer l’attention des chrétiens sur la misère ouvrière et le droit des travailleurs à recevoir un salaire vital. L’évêque auxiliaire se mit à publier en 1948-1950, d’abord dans L’Essor puis sous forme de brochures, une longue série d’articles destinées à faire comprendre à un large public la mentalité ouvrière, le mouvement ouvrier, les réactions des ouvriers devant la religion. Le 22 octobre 1949, il prit la parole à la Bourse du Travail de Saint-Étienne pour expliquer devant un auditoire ouvrier les positions de l’Église face à la misère ouvrière.

Mais la question la plus forte qui se posait à lui était celle de l’évangélisation du prolétariat. Une brochure portant ce titre montre comment il comprenait cette mission. La perspective était de fonder, hors des paroisses et des mouvements d’Action catholique, des communautés chrétiennes de prolétaires autour de prêtres travaillant en usine. En 1949, année où fut rédigé cet opuscule, Alfred Ancel commençait à réaliser que des prêtres ne pourraient exercer cette mission qu’en gagnant leur vie par leur travail à la manière des travailleurs, mais plutôt que de parler de prêtres-ouvriers, il préférait nommer ces prêtres missionnaires « les prêtres du prolétariat ».

D’ailleurs l’expérience en cours des prêtres-ouvriers lui paraissait s’engager dans « de fausses directions ». C’est pourquoi il conçut, dès le début de l’année 1950, l’idée qu’il fallait élaborer pour eux et, si possible, avec eux, un directoire pastoral. Il s’en ouvrit au cardinal Gerlier, puis soumit un avant-projet au cardinal Feltin, archevêque de Paris. Il s’ensuivit une correspondance abondante entre celui-ci et les évêques de France ayant des prêtres-ouvriers dans leur diocèse. Après la réunion du 5 avril 1951 à Paris qui avait rassemblé un certain nombre de ces évêques, un premier projet de directoire était mis au point et communiqué aux évêques concernés, ainsi qu’aux prêtres-ouvriers, afin que les uns et les autres puissent donner leurs réactions. Ce projet ayant été transmis à Rome par le secrétariat de l’Épiscopat français, le nonce à Paris, Mgr Roncalli, informait en juillet Mgr Villot, protonotaire apostolique à Rome, que ce document avait été étudié « avec une particulière attention » et que le Saint-Office ferait connaître « certaines observations ». La Secrétairerie d’État le priait en outre d’avertir Mgr Ancel « que l’on ne procède à aucune rédaction définitive de ce directoire avant de connaître la pensée des dicastères romains ». Le 22 septembre, l’évêque auxiliaire entreprenait cependant une seconde consultation des évêques en vue de la rédaction d’un nouveau texte qui aurait force de loi ; il leur communiquait en outre la longue lettre qu’il adressait le même jour aux prêtres-ouvriers de son diocèse. Il envoyait ce nouveau projet de directoire au cardinal Liénart en novembre, mais, le Saint-Office s’étant réservé le droit d’examiner ce texte, il ne fut pas communiqué aux prêtres-ouvriers, malgré « le désir des évêques de pouvoir sans tarder doter leurs prêtres-ouvriers d’une règle » dont le besoin leur paraissait évident (lettre du cardinal Liénart à Mgr Ancel du 1er décembre 1951). La conception du prêtre, sous-jacente à tous ces textes, était identique à celle qui avait été développée dans la brochure sur l’évangélisation du prolétariat : « Les prêtres-ouvriers ont mission pour rendre l’Église et le Christ présents dans le prolétariat et non pour coopérer directement à son effort terrestre de libération et de promotion, si justifié et même obligatoire qu’il soit. [...] Puisqu’ils sont prêtres, ils ne doivent pas être des militants ouvriers. [...] Ils refuseront de s’engager comme responsables ou comme militants dans l’action ouvrière. »

L’évolution des prêtres-ouvriers vers des formes d’engagement et de vie que le Mgr Ancel jugeait incompatibles avec l’exercice du ministère presbytéral fit germer dans son esprit la question de se rendre lui-même présent à la vie ouvrière. Il écrivait dès 1949 au cardinal Gerlier : « Nos prêtres travaillant en usine [...] aimeraient avoir un évêque avec eux. [...] S’ils avaient un évêque avec eux, leurs camarades ouvriers comprendraient mieux qu’ils sont d’Église. Restant évêque auxiliaire de Lyon, je pourrais à la fois, si je pouvais vivre avec eux, marquer l’unité de l’Église et son établissement dans le prolétariat. » En 1952, l’élaboration du directoire ayant tourné court, Mgr Ancel commença à échafauder un projet de mission ouvrière spécifiquement pradosienne. L’orientation serait différente de celle qui avait prévalu chez les prêtres-ouvriers : on s’inspirerait avant tout de la démarche vécue par Antoine Chevrier au contact des pauvres de La Guillotière ; le travail ne serait accepté pour le prêtre que de façon transitoire ; on renoncerait à tout engagement temporel ; on ne chercherait pas à inventer une forme nouvelle de vie sacerdotale. Après avoir pris conseil auprès d’un certain nombre d’évêques et de personnalités romaines, Alfred Ancel obtenait en juin 1954 les dernières autorisations dont il avait besoin, celles en particulier des préfets de la Congrégation des religieux et du Saint-Office. L’expérience devait durer d’octobre 1954 à juillet 1959, date à laquelle Jean XXIII approuva la décision du Saint-Office demandant aux prêtres au travail de renoncer à leur activité ouvrière salariée. Ayant élu domicile dans le quartier populaire de Gerland, au sud de Lyon, en compagnie d’un ou deux prêtres et de deux Frères du Prado, dont Jean-François Girette, ancien directeur de la SNCF pour la région Sud-Ouest, Alfred Ancel travaillait à domicile plusieurs heures par jour, tandis que ses compagnons avaient un emploi à l’extérieur dans diverses entreprises. Le père Ancel en tira les leçons plus tard dans Cinq ans avec les ouvriers. Entre 1956 et 1960, d’autres communautés en quartier ouvrier, constituées de prêtres et de frères du Prado, virent le jour à Lyon, Nantes, Saint-Denis, Marseille et Toulouse ; elles étaient reliées à celle de Gerland. Ces communautés disparurent après la relance des prêtres-ouvriers en 1965.

Membre de la Commission épiscopale française du monde ouvrier depuis sa fondation en 1950, Mgr Ancel fut élu président de cette commission en 1964 et, une seconde fois, en 1967. Dans cette instance, comme dans celle de la Mission ouvrière qui avait été créée en 1957, il apprit à dialoguer avec des responsables de mouvements laïcs qui n’hésitaient pas à remettre en question le discours que leur tenaient les évêques. Plusieurs documents marquants virent le jour, fruit de la collaboration de la CEMO et de l’ACO : en 1957, sur « la lutte des classes » ; en 1962, sur « l’engagement temporel » ; en 1968, il écrivit une « lettre aux catholiques de France » ; en 1972, ce fut une « réflexion de la CEMO dans son dialogue avec des militants chrétiens ayant fait l’option socialiste ».
En 1971, le père Ancel abandonna sa charge de responsable général du Prado et, deux ans plus tard, celle d’évêque auxiliaire, mais demeura actif. Outre la coordination de la mission ouvrière de Lyon, il anima de 1971 à 1977 la pastorale des immigrés. Il habitait, au fond d’une cour, un immeuble très pauvre où se rassemblaient les chrétiens en monde ouvrier du quartier de La Guillotière. Il conservait cette passion d’écrire qui fut la sienne tout au long de sa vie : de cette période date une dernière série d’ouvrages, dont l’un s’essayant à une lecture chrétienne de la lutte des classes (1975).
Dans une lettre de 1978, le père Ancel exposa le plus clairement peut-être ce qu’était devenue, à la fin de sa vie, sa pensée sur l’engagement du prêtre dans le mouvement ouvrier : « Il est certain que le prêtre ne peut pas rester étranger au combat de libération, puisque le Christ lui-même s’y est engagé. De plus, quand il a choisi d’être présent au monde ouvrier par le travail, il est amené nécessairement à prendre un engagement syndical [...]. Au niveau de son engagement syndical, le prêtre peut ou bien prendre de fortes responsabilités, ou bien rester au niveau des responsabilités habituelles de l’ensemble des militants. [...] Je me permets d’insister sur l’importance de la présence du prêtre à toute la classe ouvrière, quelle que soit la forme de l’engagement du prêtre. Il me semble, en effet, qu’au milieu du monde ouvrier nous devons témoigner à la fois de l’engagement du Christ dans la libération de l’homme et de son respect pour l’autonomie des hommes. »

À partir de 1972, Alfred Ancel eut de nombreux contacts avec des militants du Parti communiste, travailleurs de la base, intellectuels ou même membres du comité central. Il en sortit un livre, Dialogue en vérité, écrit à l’intention des communistes et paru en 1979 aux Éditions sociales. Son dernier livre, publié à la fois par les Éditions ouvrières et les Éditions sociales en 1982, Un militant ouvrier dialogue avec un évêque, fut réalisé à partir d’enregistrements de conversations entre Joseph Jacquet, secrétaire régional de la CGT, et le vieil évêque. Alfred Ancel reconnaissait s’être assoupli dans ses positions face au communisme : « Sans avoir jamais été anticommuniste, j’ai été pendant longtemps dans une attitude de refus vis-à-vis de la main tendue. Je restais trop au niveau des doctrines considérées en elles-mêmes et pas assez au niveau des personnes et de l’évolution des mouvements. D’autre part, l’attitude stalinienne, qui a été celle du PCF pendant longtemps, rendait la collaboration habituelle quasi impossible. Et puis, j’ai découvert grâce au Concile et à Paul VI ce qu’était le dialogue. Et enfin, il y a une évolution qui s’est manifestée dans le parti communiste. [...] Ce qui m’a beaucoup frappé, c’est la part de vérité qui est contenue dans des idéologies de type marxiste. »
Lors du décès de Mgr Ancel, Henri Krasucki, secrétaire général de la CGT, écrivait au cardinal Decourtray, archevêque de Lyon : « Je sais qu’en lui l’homme d’Église se confondait avec sa pensée et ses actes. Je respecte cette vérité. Depuis longtemps, je connais et j’admire l’histoire de sa vie, sa compréhension du monde, des humbles, des opprimés. Celle du monde du travail tel qu’il est et du mouvement ouvrier m’est particulièrement sensible, sans pour autant réduire l’étendue de son œuvre et de sa vision de l’humanité [...] Il a été un défricheur de haute stature, ouvrant des voies dont je suis convaincu qu’elles ont un grand avenir. » (télégramme du 13 septembre 1984).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10036, notice ANCEL Alfred par Yves Musset, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 23 novembre 2012.

Par Yves Musset

ŒUVRE : Ouvrages principaux : La pauvreté du prêtre, Vitte, Lyon, 1946. — Métaphysique générale, PEL, Lyon, 1953. — Cinq ans avec les ouvriers, Le Centurion, Paris, 1963. — Pauvreté de l’Église en l’An 2000, Éd. du jour, Paris, 1973. — Pour une lecture chrétienne de la lutte des classes, Éd. universitaires, Paris, 1975. — Croire aujourd’hui, Éd. universitaires, Paris, 1978. — Dialogue en vérité, Éd. sociales, Paris, 1979. — Le Prado. La spiritualité apostolique du Père Chevrier, Le Cerf, Paris, 1982. — Un militant ouvrier dialogue avec un évêque, Éd. ouvrières et Éd. sociales, Paris, 1982.
Articles et brochures sur le communisme : « La philosophie religieuse du Parti communiste », Christus, novembre-décembre 1936, puis brochure, Éd. du Sud-Est, Lyon 1937. — « Dogme et morale communistes », La Croix de Lyon, 1936, puis brochure, Éd. Fédération nationale catholique, Paris, 1937. — « Marxisme et famille », La Croix de Lyon, 1937, puis brochure, Éd. Fédération nationale catholique, Paris, 1937. — « L’impérialisme d’après Lénine », Revue catholique des institutions et du droit, Lyon, 1938. — « Le communisme et la paix », dossier de l’Action populaire, 1939. — « Aperçus sur le communisme », Vie spirituelle et famille, Cahiers protestants, Éd. Derain, Lyon, 1945. — Catholiques et communistes, Presse lyonnaise du Sud-Est, 1945. — « Évangile », Chronique sociale de France, 1945, p. 181-191. — Le communisme et les paysans, PEL, Lyon, 1946. — « Les chrétiens progressistes », L’Essor, 26 juin 1949. — « Le décret du Saint-Office sur le communisme », L’Essor, 29 juillet 1949. — « Le communisme et les chrétiens », L’Essor, 30 avril 1950 ; La Croix, 20 juin 1950. — « Le communisme et la Paix » et « La volonté de Paix », L’Essor, 15 avril au 22 juillet 1951, 2 décembre 1951 au 27 janvier 1952 ; en brochure Le problème de la Paix, PEL, Lyon, 1952. — « L’Église en face du communisme », Chronique sociale de France, 1952, p. 319-336.
Brochures de caractère social : La mentalité , L’Essor et PEL, Lyon, 1949. — Le mouvement ouvrier, L’Essor et PEL, 1949. — Les ouvriers et la religion, L’Essor et PEL, 1950. — La mentalité bourgeoise, L’Essor et PEL, 1950. — Le sens du pauvre, PEL, 1953. — L’Église et la classe ouvrière, discours prononcé à la Bourse du Travail de Saint-Étienne le 22 octobre 1949, PEL, Lyon . — Le Problème ouvrier, PEL, 1951.
Brochures de caractère pastoral : L’évangélisation du prolétariat, PEL, 1949. — La promotion ouvrière, notes doctrinales du Comité théologique de Lyon, 22, 1951. — Les tendances actuelles de la chrétienté en France, PEL, 1952. — Les divers mouvements d’Action catholique et leur unité dans l’Église, PEL, 1952. — L’Église et la pauvreté, PEL, 1964. — Orientations missionnaires, PEL, 1968.

SOURCES : Fonds Ancel, Maison du Prado, Limonest. — Nicolas Fontaine (alias Louis Canet), Saint-Siège, Action française et catholiques intégraux, Gamber, Paris, 1928, p. 162-166. — Émile Poulat, Lyon et le Prado, dans Naissance des prêtres-ouvriers, Casterman, Tournai, 1965, p. 458-465 ; Les prêtres-ouvriers, Naissance et fin, Le Cerf, Paris, 1999, p. 458-465 ; « Alfred Ancel », Universalia, 1985, p. 539-540. — Christian Ponson, « Alfred Ancel », Lyon, Le Lyonnais, Le Beaujolais, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Beauchesne, Paris, 1994, p. 26-27. — Olivier de Berranger, Alfred Ancel, un homme pour l’Évangile 1897-1984, Le Centurion, Paris, 1988. — Yves Musset, Alfred Ancel, écrits spirituels, Éd. de l’Atelier, Paris, 1994.

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