ANDIA Raymond [ANDIA Crisanto, Bernard, Raymond]

Par Jacques Girault

Né le 15 septembre 1915 à Biarritz (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), mort le 18 septembre 1980 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant communiste.

Fils d’un employé membre du Parti communiste, Raymond Andia devint instituteur dans son département et adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1935. Après avoir effectué son service militaire dans l’infanterie, prisonnier en Allemagne pendant la guerre (stalag XVIIIA), il adhéra au Parti communiste français en juillet 1944. Il épousa Gracie Casamayou, employée, militante communiste, fille d’un cheminot communiste, en octobre 1944 à Saint-Martin d’Arrossa (Basses-Pyrénées). Le couple eut une fille. Instituteur à Saint-Jean-de-Luz, secrétaire d’une cellule communiste en 1948, membre du comité de section (1949), puis du bureau, trésorier de la section, il participa à une école fédérale (septembre 1948).
Après avoir été secrétaire cantonal du SNI avant 1948, adhérent aussi à la FEN-CGT, Andia était le secrétaire de l’union locale CGT (1950) et le secrétaire départemental de la FEN-CGT (1950). Dans le questionnaire rempli pour le PCF en février 1953, il ne mentionnait que son appartenance à la FEN-CGT pour la rubrique « syndicat ». Puis dans la rubrique « autres organisations », il énumérait : « Mouvement de la paix, France-URSS, amicale laïque, syndicat autonome des instituteurs, vieux travailleurs de France, conseil de parents d’élèves ».
Andia fut admis à suivre les cours de l’école centrale des instituteurs en mars 1953 par le secrétariat. À l’issue de celle-ci, le rapport à la commission des cadres jugeait qu’il avait « travaillé avec méthode. Raisonne avec bon sens et clarté ». Le secrétariat de la fédération évoquait alors son militantisme syndical : « n’apporte pas dans le travail parmi les enseignants tout ce que l’on peut escompter de lui ; sa responsabilité de secrétaire départemental de la FEN-CGT est à notre avis l’obstacle essentiel à sa pleine activité dans le SNI. Le ecrétariat fédéral approuve pleinement et se félicite des conclusions de la discussion qui s’est instaurée au dernier comité central sur le rôle et l’utilité de la FEN-CGT. Bon nombre de camarades des Basses-Pyrénées vont se sentir libérés matériellement et surtout politiquement et vont pouvoir consacrer toutes leurs forces au travail dans le SNI ».
Toujours trésorier de la section communiste de Saint-Jean-de-Luz, Andia fut membre du comité fédéral puis de la commission fédérale de contrôle financier de 1957 à 1962.
Andia, qui figurait en cinquième position sur la liste « Union ouvrière et démocratique pour la défense de la paix, du Pain et des Libertés » qui eut trois élus, les 20 au 20 avril 1953, entra au conseil municipal en cours de mandat à la suite de la démission d’un de ses colistiers. Les 8-15 mars 1959, il occupait la troisième position sur la « liste du Parti communiste » (aucun élu). Le 14 mars 1965, il conduisait la « liste du Parti communiste » (aucun élu), ainsi que les 14 au 14 mars 1971, instituteur en retraite, la « liste d’Union pour la gestion municipale, sociale, moderne et démocratique » (aucun élu). Enfin les 13 au 13 mars 1977, il était en troisième position sur la « Liste Union de la gauche » (aucun élu). En outre, il fut le candidat communiste aux élections cantonales à Saint-Jean-de-Luz, le 8 mars 1970 (1 698 puis 1 655 voix, troisième position), et le 23 septembre 1973 (531 voix, quatrième position).
Pour les élections au conseil d’administration de la caisse primaire de Sécurité sociale de Bayonne, le SNI passa des accords avec la CGT et la CGT-FO qui acceptèrent des enseignants sur leurs listes afin qu’ils soient représentés. Andia fut élu sur la liste CGT, preuve de relations étroites conservées avec la Confédération.
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Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10043, notice ANDIA Raymond [ANDIA Crisanto, Bernard, Raymond] par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 16 décembre 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — IHS CGT Pyrénées-Atlantiques (Jean-Claude Malé). — Renseignements fournis par la mairie de Saint-Jean-de-Luz et par R. Bacqué.

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