BLANCHOU Édouard

Par Pierre Couchot

Né en 1878 à Mialet (Dordogne), mort en 1962 ; agriculteur ; militant communiste.

Le père d’Édouard Blanchou eut sept enfants. Il vendit son bien et se fixa comme fermier à La Coquille (Dordogne) où son décès en 1916 fut l’occasion du premier enterrement civil de la région.

Édouard Blanchou fut reçu au Certificat d’études à dix ans puis, seul, continua à se cultiver, s’intéressant à la chimie agricole et lisant quelques écrits d’Élisée Reclus. En 1904, il adhéra à la Libre Pensée et, deux ans plus tard, fit donner à son fils Dolet un baptême laïque. La même année, il adhéra au Parti socialiste.

Durant la Première Guerre mondiale, il soutint le Parti socialiste de la Haute-Vienne toute voisine et le Périgourdin Paul Faure dans leurs efforts contre « l’Union sacrée ».

Dès la constitution du Parti communiste, Éd. Blanchou y adhéra et il fut le premier secrétaire du rayon de Thiviers. Il y demeura jusqu’à ses derniers jours « malgré l’énergie et la fierté de son caractère, sa vivacité même ». Aussi fut-il le candidat traditionnel du PCF pour le Nontronnais en 1919 (voir Bouthonnier) et en 1924, puis aux scrutins d’arrondissement de 1928 à 1932. En 1936, il s’effaça derrière Saussot, son neveu par alliance et, en 1939, défendit le Pacte germano-soviétique contre son neveu avec lequel il rompit. Son fils Dolet, dénoncé comme organisateur d’un groupe FTPF, mourra à Buchenwald.

Blanchou fut aussi et en même temps propagandiste de l’action syndicaliste et coopérative en milieu paysan et il groupa les petits paysans des confins de la Haute-Vienne en coopératives d’achats et de ventes. Dès avant 1914, non le seul mais dans les touts premiers, il tenta de grouper fermiers et métayers dans le premier syndicat agricole de Saint-Priest-les-Fougères puis, après la guerre, avec Renaud Jean, dans le cadre de la Confédération nationale des Paysans travailleurs dont le siège de La Coquille regroupait le nord de la Dordogne et le sud de la Haute-Vienne. Il appartint au Conseil paysan français, assista au premier congrès qui se tint à Paris le 18 janvier 1925 et fut élu à sa commission exécutive. Il fit le rapport de la commission agricole à la conférence de la Région communiste limousine de décembre 1928. En 1939, à l’issue du IVe congrès tenu à Brive (Corrèze) les 5 et 6 mars, il fut élu au conseil d’administration de la CGPT (voir Renaud Jean).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article100444, notice BLANCHOU Édouard par Pierre Couchot, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 24 mai 2021.

Par Pierre Couchot

SOURCES : Arch. Nat. F7/13095. — Le Prolétaire de la Dordogne, 7 septembre 1919. — Notes de M. Couchot.

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