ANGELI Jean-Baptiste

Par Jacques Girault

Né le 11 mai 1915 à Ajaccio (Corse), mort le 6 juin 1980 à Abidjan (Côte-d’Ivoire) ; militant communiste de Corse ; fonctionnaire en Côte-d’Ivoire.

Fils d’un directeur d’école de Bastia, militant socialiste SFIO, et d’une institutrice sympathisante socialiste, neveu d’un conseiller d’arrondissement de droite (clan Pietri), Jean-Baptiste Angeli obtint le baccalauréat (Philosophie) au lycée de Bastia et commença des études de médecine qu’il abandonna au bout d’un an pour commencer une licence de Droit à la Faculté de Paris. Il dut revenir en Corse en cours d’année universitaire et sollicita un poste de maître d’internat au lycée de Bastia.

Jean-Baptiste Angeli adhéra pour quelques mois aux Jeunesses socialistes en 1934. Au début de 1936, il rejoignit les Jeunesses communistes et le Parti communiste. Secrétaire adjoint de la section communiste de Bastia, il devint membre du bureau de la région communiste de Corse en avril 1937 assurant la liaison avec les Jeunesses communistes dont il était en 1938 le secrétaire régional, mais il reconnaissait qu’il essayait, avec d’autres camarades, de « ranimer » ce groupe. La direction du Parti communiste qui transmettait la composition socioprofessionnelle des comités régionaux en 1939 indiquait, par erreur, pour Angeli : « professeur ».

Pierre Georges(futur Fabien), rencontré en Corse au début de 1941, l’incita à se rendre à Marseille où il prit contact avec Jean Mérot.. Ils furent tous les deux arrêtés. Jean-Baptiste Angeli fut condamné à vingt ans de prison et emprisonné à la prison maritime de Toulon jusqu’à la fin de 1943. Transféré à la centrale d’Eysses, il participa à l’insurrection de février 1944. Les Allemands le déportèrent à Dachau où il fut affecté au commando Landsberg. Après la libération du camp par les Américains en avril 1945, il fit un séjour à Asnières chez Jean Mérot puis rentra en Corse où il apprit que son frère Antoine , combattant FTP en Haute-Loire, avait été tué lors d’un accrochage avec les Allemands en août 1944.

En 1948, Jean-Baptiste Angeli partit en Côte-d’Ivoire comme greffier au tribunal d’Abidjan, avant de devenir directeur de cabinet du maire d’Abidjan. Il y resta après l’indépendance en 1960 et jusqu’à sa mort.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10096, notice ANGELI Jean-Baptiste par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 19 décembre 2017.

Par Jacques Girault

ŒUVRE : Si la lumière est ténèbres, Éditions du Scorpion, 1951 (il y évoque son expérience à Dachau). — Recueil de poèmes chez Seghers.

SOURCES : RGASPI, 517 1 1908, 495 270 4757. — Notice biographique de J.-B. Angeli par Jean-Baptiste Fusella, Le Petit bastiais, n° 19, mars 2002.

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