ANGIBAULT Raymond, Auguste

Par Emeric Tellier

Né le 30 décembre 1897 au Mans (Sarthe), mort le 28 octobre 1974 à Allones (Sarthe) ; métallurgiste (plombier) ; syndicaliste CGTU ; militant communiste de la Sarthe.

Raymond Angibault a vu le jour route de Laval au Mans. Son père Eugène, Joseph, Pascal Angibault était un journalier âgé de 31 ans et sa mère, Marceline Bouteiller, une ouvrière de 28 ans.
Il est appelé au service militaire par anticipation et a intégré le 169e Régiment d’Infanterie le 7 janvier 1916. Il est passé au 82e Régiment d’Infanterie le 7 septembre 1916, puis au 64e Régiment d’Infanterie le 18 janvier 1917. Il est évacué le 14 avril 1917. Manquant à l’appel le 2 juillet 1917, il est déclaré déserteur et arrêté le 22 juillet. Il est condamné le 13 août 1917 à deux mois de prison avec sursis.
Il manque une nouvelle fois à l’appel le 3 août 1917 suite à une permission. Il n’est rentré au corps que le 24 août. Il est de nouveau signalé comme déserteur le 22 janvier 1918. Arrêté le 4 juillet 1918, il est condamné par le conseil de Guerre le 6 août 1918 à une peine de trois ans de travaux publics pour désertion à l’intérieur en temps de guerre. Il est écroué le 18 août au dépôt des détenus de Collioure, puis le 1er janvier 1920 au pénitencier de l’ile Madame (Charente-Maritime). Il est amnistié par la loi du 29 avril 1921.
Il était membre du conseil d’administration du Syndicat CGTU des métaux du Mans (Voiture, Aviation, Maréchalerie) en 1926. Il réside 12 rue de la Truie-qui-File au Mans (Sarthe).
Adhérent au Parti communiste avant 1925, il est présenté sur la liste du Bloc ouvrier et paysan (BOP) aux élections législatives des 22 et 29 avril 1928 dans la circonscription de Mamers. Il a recueilli au premier tour 313 voix, soit 1,3 % des voix des électeurs inscrits et 0,17 % au second tour. Le préfet a envisagé de contester son droit d’éligibilité, en invoquant une condamnation, peut-être celle pour désertion, pourtant amnistiée en 1921. Il résidait alors 33 rue Dorée au Mans.
En avril 1931, il résidait 48 rue Saint-Victeur au Mans, puis en 1934 à Cérans-Foulletourte (Sarthe).
En 1936, il est définitivement réformé, pour « amputation des avant-bras droit et gauche ». Il est alors artisan plombier à La Suze-sur-Sarthe (Sarthe), rue Saint-Nicolas.
Pendant la Résistance, Raymond Angibault s’est engagé dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), avant de participer au comité cantonal de Libération. Élu conseiller municipal communiste de La Suze, il s’est présenté sans succès, le 2 juin 1946, aux élections de la seconde Assemblée constituante.
Sa fiche de registre-matricule indiquait que son degré d’instruction générale est « 3 », c’est-à-dire qu’il possédait une instruction primaire, sans pour autant avoir obtenu le brevet de l’enseignement primaire.
Il s’est marié avec Germaine, Marthe Joneau le 16 mars 1929 au Mans et était père de deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10105, notice ANGIBAULT Raymond, Auguste par Emeric Tellier, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 8 mars 2021.

Par Emeric Tellier

SOURCES : Arch. Nat. F7/13782, rapport du 10 mars 1928. — Arch. Dép. de la Sarthe (10 M 118). — L’Humanité, 21 et 25 avril 1928. — L’Aurore sarthoise, 19 mai 1946. — Pouille, Les Élections législatives dans la Sarthe, 1967. — État-civil et registre-matricule en ligne.

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