BONNET Moïse, Léon

Par Jacques Girault

Né le 18 janvier 1887 au Luc (Var), mort à Pierrefeu (Var), le 27 juin 1920 ; représentant de commerce ; militant socialiste du Var ; conseiller municipal du Luc ; conseiller général.

Fils d’un ménager, indiqué sur les listes électorales « agent d’assurances », Moïse Bonnet, représentant de commerce à Draguignan (Var), avait été conseiller municipal du Luc. Après la mort du conseiller général du canton d’Aups, Bonnet fut élu conseiller général, le 21 décembre 1902 avec 462 voix sur 1358 inscrits.
Militant socialiste, indiqué dans sa profession de foi en 1902 « républicain socialiste », Bonnet fut de ceux qui décidèrent le maintien de la Fédération départementale dans l’autonomie au congrès de Draguignan en 1902.
Bonnet fut réélu conseiller général du canton d’Aups en 1907. Candidat du Comité d’union socialiste, il obtint le 28 juillet 1907, 540 voix sur 783 votants. Le préfet indiquait alors qu’il était un « membre actif du Parti socialiste » ; ami de Maurice Allard, il organisait la vente du Petit Var quotidien socialiste dans le nord du département. Il avait le titre d’inspecteur des dépôts du journal.
Bonnet participait à tous les congrès fédéraux de la SFIO et le 28 janvier 1906, le congrès de Draguignan le désigna comme délégué au conseil national où il fut par la suite régulièrement le représentant du Var. Il participa aux congrès nationaux de Saint-Étienne (1909), de Nîmes (1910), d’Amiens (1914).
À la suite d’une crise municipale au Luc, en 1909, il lança un appel au nom du Comité républicain — socialiste pour que des candidats « choisis dans le sein du grand parti républicain » soient désignés. Il fut élu conseiller municipal le 18 avril 1909 avec 346 voix sur 806 inscrits et ne se représenta pas en 1912.
Toutefois, le 3 août 1913, Bonnet fut battu par le candidat radical-socialiste lors du renouvellement du conseil général. Sur 718 votants, il obtenait 323 voix. Il entra alors comme employé au service de l’économat de l’Hôpital des maladies mentales de Pierrefeu (Var).
Il participa au congrès de la Fédération socialiste SFIO à Carnoules, le 30 septembre 1918. En juin 1919, il devenait secrétaire de la section socialiste SFIO de Pierrefeu qui venait de se reconstituer. Peu de temps après, il dut s’aliter. Ses obsèques civiles eurent lieu au Luc.
Pierre Renaudel écrivit une lettre à sa mère qui fut publiée dans Le Petit Var, le 1er juillet 1920 et qui se concluait en ces termes : « C’est un bon ouvrier de notre idéal qui disparaît. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article101071, notice BONNET Moïse, Léon par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 9 septembre 2020.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 5.206 ; 2 M 5.219 ; 2 M 5.236 ; 4 M 41 ; 3 Z 4.21. — Presse locale. — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, t. X. — Comptes rendus des congrès socialistes. — Compère Morel, Grand Dictionnaire socialiste, p. 78. — Note de Maurice Mistre.

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