BONO Auguste, Marius

Par Jacques Girault

Né le 23 septembre 1906 à Alger (Algérie) ; employé de commerce et musicien ; militant syndicaliste CGT puis CGT-FO.

Auguste Bono, employé de commerce, faisait partie de l’orchestre de l’opéra de Toulon (Var) comme clarinette-saxo. Secrétaire du syndicat des artistes-musiciens, il donnait gratuitement des cours à la Bourse du Travail. Le 6 octobre 1932, le conseil général le désigna comme délégué à la Commission départementale du travail.
Il était le trésorier-adjoint de l’Union locale des syndicats CGT en 1935. Il demeura à la commission exécutive de l’UL après la réunification syndicale. Il participa au congrès de Toulouse de la CGT (2-5 mai 1936). Non réélu au congrès des 24-25 avril 1937, il devait être élu à la commission exécutive de l’UL, le 22 août 1937, quand les militants « ex-unitaires » se retirèrent. Réélu le 23 avril 1938, il devint secrétaire adjoint de l’UL et fut l’un des animateurs de la campagne en faveur de l’indépendance du syndicalisme des « Amis de Syndicats ». Le 14 septembre 1939, il soutenait une motion hostile aux militants qui refusaient de condamner l’attitude du Parti communiste. Lors de la réorganisation de l’Union départementale de la CGT, en novembre 1939, il en devint secrétaire adjoint.
Auguste Bono se maria en juillet 1940 à Toulon. Son père était alors retraité.
Pendant la guerre, il ne suivit pas Antoine Berné et milita dans la Résistance (diffusion de la presse syndicale du réseau « Libération »). Il dirigeait la Caisse d’Assurances sociales « Le Travail », rue Victor Clappier où se tenaient à partir de 1942 les réunions clandestines des anciens dirigeants syndicalistes. A la Libération, il fut intégré dans la première administration de la Sécurité sociale. En désaccord avec les orientations de la CGT, il démissionna lors de la fusion de la Caisse « Le Travail » dans la Caisse primaire de Sécurité sociale en juillet 1946. Il fut peu après licencié avec indemnité.
Auguste Bono, franc-maçon, toujours membre de l’orchestre de l’opéra, redevint en 1947 le secrétaire général du syndicat des musiciens qui rejoignit à la fin de 1947 la CGT-FO. En conflit avec la municipalité, à la suite d’une grève, il quitta l’opéra à la fin des années 1940. Par la suite, il dirigeait son propre orchestre dans un dancing de la basse-ville, rue Chevalier Paul.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article101116, notice BONO Auguste, Marius par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 mai 2017, dernière modification le 10 mai 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 54, Cabinet. — Presse locale. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Jules Forestieri, Jean-Marie Guillon, Léon Provost et Joseph Villevieille..

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