ANHEIM André [ANHEIM Édouard, André, Olivier]

Par Éric Belouet, André Caudron, Jean-Marie Conraud

Né le 7 septembre 1920 à Sainte-Savine (Aube) ; employé de banque ; permanent de la JOC pour les régions Champagne et Bourgogne (1941-1945) ; permanent de l’union départementale CFTC de l’Aube (1945-1958) ; président fondateur de l’Union du tourisme social de Champagne (1958).

Fils unique d’ouvriers de la bonneterie, André Anheim, domicilié à Saint-André-les-Vergers (Aube), fréquenta l’école publique, obtint le certificat d’études primaires et suivit deux années de cours complémentaire jusqu’au brevet. Il fut recruté en 1936 comme employé au service « Titres » puis au service « Portefeuille » de la Banque populaire de l’Aube et suivit des cours de formation bancaire, tout en travaillant, pendant deux années. En octobre 1940, il fut embauché par le service social de la mairie de Troyes.

Fondateur d’une section de la JOC à Saint-André-les-Vergers en 1936, il devint secrétaire de la fédération jociste de Troyes en 1938 et président fédéral l’année suivante. Nommé permanent en février 1941, rattaché à l’équipe de l’Est, il eut la responsabilité de la Champagne et de la Bourgogne. Il suivait en même temps la branche « malades », chargé plus spécialement des hôpitaux et sanatoriums de la région du Nord-Est. Ses fonctions l’obligeaient souvent à franchir illégalement les zones interdites par l’occupant. En octobre 1942, les policiers allemands firent irruption dans une session regroupant des militants à Montceau-les-Mines et arrêtèrent une douzaine de responsables dont André Anheim, considéré comme le meneur principal. D’abord emprisonnés et interrogés pendant deux semaines à la prison de Chalons-sur-Saône, ils furent transférés à la prison de Dijon. Accusés de poursuivre clandestinement les activités d’un mouvement de jeunesse interdit par les autorités d’occupation, ils furent traduits le 11 novembre devant un tribunal allemand, puis remis en liberté. André Anheim apprit qu’il devait sa libération aux interventions du Père Guérin, aumônier national de la JOC, auprès du cardinal Suhard, archevêque de Paris, et à celles de Mgr Courbe, responsable de l’Action catholique, et de Mgr Lebrun, évêque d’Autun, auprès de l’ambassadeur Otto Abetz.

Il fut ensuite responsable national de la branche « Malades » et quitta la JOC en 1945, année de son mariage avec Denise Gauthier, « raccoutreuse » en bonneterie, fondatrice de la section JOCF de Saint-André-des-Vergers et trésorière de la fédération de l’Aube. Deux enfants naquirent de cette union.

De 1945 à 1958, André Anheim fut secrétaire permanent de l’Union départementale CFTC de l’Aube, puis fondateur et premier directeur de l’Union du tourisme social de Champagne de 1958 à son départ en retraite en 1985. Dans le cadre de cette dernière fonction, il fut responsable d’une équipe de l’Organisation centrale des camps et auberges de jeunesse (OCCAJ) et prit part à la création de plusieurs maisons familiales, centres de jeunes et clubs de retraités. Après l’âge de la retraite, il resta au service de l’association comme bénévole jusqu’en 1990. Il fut en outre administrateur de la Sécurité sociale et de l’URSSAF dans l’Aube.

André Anheim vivait à Saint-André-des-Vergers en 2005.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10124, notice ANHEIM André [ANHEIM Édouard, André, Olivier] par Éric Belouet, André Caudron, Jean-Marie Conraud, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 14 août 2010.

Par Éric Belouet, André Caudron, Jean-Marie Conraud

SOURCES : Arch. JOC (SG) : fichier des anciens permanents. — Questionnaire JOC, 1997. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Henri Bourdais, La JOC sous l’occupation allemande, Paris, Éd. de l’Atelier, 1995, p. 46.

ICONOGRAPHIE : H. Bourdais, La JOC..., op. cit., p. 34 et 36.

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