AOUSTIN Joseph, Séraphin

Par Éric Belouet, André Caudron

Né le 7 octobre 1930 à Saint-Joachim (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort en 2007 ; électricien ; permanent de la JOC en France (1953-1956) puis au Sénégal (1957-1959) ; militant CFTC puis CFDT de l’Union régionale Pays-de-Loire ; responsable local et national de la CSF.

Benjamin d’une famille de trois enfants, Joseph Aoustin était le fils d’un charpentier catholique non pratiquant et d’une mère sans profession, pratiquante régulière. Dans son enfance, il fréquenta la Croisade eucharistique et le patronage paroissial. Élève de l’école privée, il obtint le certificat d’études. Après avoir obtenu un CAP de monteur électricien en 1948, il travailla comme électricien dans cette entreprise de construction navale. Il effectua son service militaire d’avril 1949 à avril 1952 puis reprit le travail aux Chantiers.

Joseph Aoustin avait adhéré à la JOC en 1944 à la section de Saint-Joachim. Successivement responsable des « Apprentis » et responsable de section, il intégra l’équipe fédérale de Saint-Nazaire en 1948, avec la responsabilité du secteur de la Brière. Il devint permanent national de la JOC en février 1953 en remplacement de Jean Éon*. Jusqu’à octobre 1956, il fut alors responsable, au sein de la province jociste de l’Ouest, de l’« Action au travail » et des « Ruraux ouvriers ». Les autres membres de l’équipe provinciale étaient alors Clément Deniel, André Guinfoleau* et André Laurent*. Il reprit ensuite son métier d’électricien, d’abord chez Martel-Électricité, à Saint-Nazaire (novembre 1956-juin 1957) puis chez Antar Atlantique, à Donges (Loire-Atlantique, juillet-octobre 1957), puis il redevint permanent de la JOC. De novembre 1957 à mai 1959, avec des interruptions de quelques mois, il s’efforça de développer le mouvement jociste à Dakar (Sénégal). Il se maria le 18 septembre 1959, à Nantes, avec Madeleine, dite Mado Ducleux, elle-même ancienne permanente de la JOCF (1955-1959), de trois ans sa cadette. Trois enfants naquirent de cette union.

De retour en France, Joseph Aoustin travailla chez Leray-Électricité de juillet à septembre 1959 puis fut embauché en octobre chez Dubigeon-Normandie, à Nantes. Il milita à la CFTC puis, après 1964, à la CFDT. Délégué du personnel de 1961 à 1966, délégué au comité d’entreprise de 1966 à 1970, il fit partie de l’équipe de formation syndicale de l’Union locale et de l’Union Métaux de Nantes, ainsi que de l’Union régionale Pays-de-Loire. Licencié économique en novembre 1985, il fut mis en préretraite jusqu’à son départ définitif à la retraite en octobre 1990.

En 1980, après un accident de travail ayant entraîné une cessation d’activité de quelques mois, il avait adhéré à la Confédération syndicale des familles (CSF) et s’était investi dans l’action « logement HLM ». Responsable de la section locale de sa cité HLM, membre de l’Union locale de Nantes, il assuma des responsabilités nationales dans le secteur « logement » de la CSF et représenta cette organisation au conseil d’administration de l’Office public d’HLM de Nantes de 1987 à 1996. Quand il eut quitté la vie active, il devint l’un des animateurs de l’équipe nationale « retraités » de la CSF.

Sur le plan politique, il était entré au PSU après 1960, puis avait rallié les rangs du PS une douzaine d’années plus tard.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10165, notice AOUSTIN Joseph, Séraphin par Éric Belouet, André Caudron, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 2 mars 2009.

Par Éric Belouet, André Caudron

SOURCES : Arch. JOC (SG) : fichier des anciens permanents. — Témoignage de l’intéressé, avril 1999.

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