ARNOD Fernand, Flavien

Par Jacques Girault

Né le 23 avril 1922 à Saint-Pierre d’Aoste (Italie), mort le 9 février 2003 à Saint-Egrève (Isère) ; professeur ; militant du SNET puis du SNES ; militant communiste dans le Jura puis en Isère.

Ses parents, Italiens, vinrent habiter le XIIe arrondissement de Paris et furent naturalisés. Son père travaillait comme chauffeur de taxi. Fernand Arnod reçut les premiers sacrements catholiques. Il effectua ses études dans une école professionnelle à Saint-Maur-des-Fossés (Seine/Val-de-Marne) et entra à l’École nationale des Arts et Métiers en 1940. Il travailla quelque temps comme ingénieur des travaux publics à partir de 1943. Après s’être engagé (avril 1945-avril 1946), il opta pour l’enseignement technique et enseigna au centre d’apprentissage du Raincy (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis). Il épousa exclusivement civilement en mai 1947 à Paris (XXe arr.) Andrée Jésus, institutrice, fille d’un ouvrier du bois, militant syndicaliste qui fut, au début de la guerre, interné à Fort-Barraux (Isère) puis déporté en Algérie. Professeur délégué de dessin industriel à l’École nationale professionnelle de Morez (Jura) en 1948, il fut muté en octobre 1953 pour devenir professeur certifié de génie mécanique à l’ENP de Voiron (Isère) où il créa un laboratoire de mécanique. Puis il enseigna les constructions mécaniques industrielles à partir d’octobre 1974 à l’Institut universitaire de technologie de Saint-Martin-d’Hères (Isère) jusqu’à sa retraite en 1982.
Membre du Parti communiste français depuis 1947, secrétaire de la section communiste de Morez, Arnod était membre du comité de la fédération communiste du Jura en 1953. Il fut secrétaire de la section communiste de Voiron. Il devint membre du comité de la fédération communiste en 1957 jusqu’en 1965. Il se présenta pour le conseil général dans le canton de la Côte-Saint-André en 1958, mais n’habitant pas dans les communes concernées, refusa de renouveler cette candidature en 1964. Son épouse milita pendant quelques années dans les rangs du PCF.
Militant du Syndicat national de l’enseignement technique, Arnod, membre du bureau de la section syndicale, devint membre de la commission administrative académique à la fin des années 1950 et l’était toujours au milieu des années 1960.
Toujours membre du PCF, Arnod conserva des responsabilités syndicales comme trésorier des retraités de l’Isère dans le Syndicat national des enseignements de second degré (1990-1997).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10257, notice ARNOD Fernand, Flavien par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 30 décembre 2017.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Sources orales recueillies par Anne-Marie Monnier. — Renseignements fournis par la veuve de l’intéressé.

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