CANI Félix

Par Antoine Olivesi

Né le 21 avril 1879 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), il était en 1918-1919, ouvrier métallurgiste à Marseille. Il faisait partie en août 1918, en qualité de conseiller, d’un comité intercorporatif de la CGT regroupant les syndicats des métaux, du bâtiment et des produits chimiques de la ville. Après l’échec de négociations avec le ministère de l’Armement, au cours desquelles il avait été délégué à Paris en octobre, il se prononça pour une grève immédiate, à la différence de Coron qui préféra négocier.

Aux élections législatives de 1919, il fut candidat sur une liste travailliste qualifiée d’extrémiste, avec Claude Blanc et César Matton dans la première circonscription des Bouches-du-Rhône (arrondissement de Marseille). Il fit campagne contre « la trahison des dirigeants SFIO. » Il obtint 1 056 voix sur 126 846 électeurs inscrits.

Mais après le congrès de Tours, il prit parti pour les socialistes et signa un appel stigmatisant l’attitude du Parti communiste, qui, pour la première fois dans une élection partielle à Marseille au conseil d’arrondissement, en juillet 1921, fit battre le candidat socialiste au second tour dans le 6e canton.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article103573, notice CANI Félix par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 2 mai 2022.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, XIV M 24/60, rapport du commissaire spécial du 17 août 1918, XIV M 25/50, rapport du 7 octobre ; II M 3/54, rapport du 11 novembre 1919, et résultats des élections législatives. — Le Petit Provençal, 23 juillet 1921. — J. Bonnabel, Le mouvement ouvrier à Marseille..., op. cit. — D. Moulinard, Le Parti communiste à Marseille, op. cit.

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