CAPELLE Marthe [CAPELLE Jeanne, Marthe, Marie]

Par Maurice Moissonnier

Née le 9 mars 1898 à Bègles (Gironde). Fille de Pierre Capelle* (militant socialiste puis communiste) et de Antonia Rouillon. Militante socialiste puis communiste à Lyon, elle a épousé le 4 mars 1922 le militant Élie Péju.

Après avoir fait ses études primaires à Bègles et à Paris où elle s’installa avec sa famille en 1908 et où elle obtint son Brevet élémentaire, Marthe Capelle entreprit des études en vue de préparer le professorat de dessin des Écoles municipales. En octobre 1916, son père ayant obtenu un emploi à Lyon, elle entra à l’école des Beaux-Arts de la ville où elle rencontra le fils de Cuminal* l’un des dirigeants socialistes de la capitale rhodanienne. Sous son influence, elle ne tarda pas à adhérer au groupe des Étudiants socialistes révolutionnaires qui se réunissaient à la Guillotière ; y figurait entre autres militants, Camille Fégy* et une dizaine d’étudiants yougoslaves particulièrement actifs. L’action du groupe se concentrait surtout sur des tâches d’agitation antimilitariste et pacifiste (tracts collés ou jetés par-dessus les murs des casernes, inscriptions, etc.). En 1918, le groupe décida d’adhérer en bloc aux Jeunesses socialistes. À ce moment, Marthe Capelle qui venait d’obtenir un prix aux Beaux-Arts de Lyon, bénéficia d’une bourse d’étude qui lui permit de se rendre en Italie. À Florence, elle milita, au cours de l’été 1918 avec des étudiants socialistes italiens. À son retour en France, elle exerça les fonctions de trésorière de la 6e section des Jeunesses socialistes de Lyon (elle habitait alors chez ses parents cours Morand, aux Brotteaux). Elle y rencontra en 1919 Élie Péju, qu’elle devait épouser et qui était responsable à la propagande de la 6e section des JS.

À la veille du congrès de Tours, elle participa à la direction de la 17e Entente des Jeunesses socialistes favorable à l’adhésion à la IIIe Internationale et qui rassemblait des militants de Lyon, Saint-Étienne, Roanne (François Billoux*) et Villefranche-sur-Saône. Elle assista au congrès de Tours en tant que déléguée des Jeunesses et participa avec son mari à la fondation des Jeunesses communistes.

Elle devait accompagner son mari délégué au IVe congrès de l’IC si la naissance de son premier enfant ne l’avait immobilisée à Lyon.

Lorsque son mari, ami de Souvarine, fut exclu du Parti en 1926, elle cessa de militer dans le mouvement communiste. Elle seconda l’action d’Élie Péju, l’un des fondateurs à Lyon du mouvement « Franc-Tireur » devenu par la suite, directeur du journal issu du mouvement. Plusieurs de ses enfants exploitent la librairie lyonnaise La Proue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article103660, notice CAPELLE Marthe [CAPELLE Jeanne, Marthe, Marie] par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 10 juillet 2019.

Par Maurice Moissonnier

SOURCES : Collections de Lyon-communiste, du Cri du Peuple du Sud-Est et de Travail, hebdomadaires communistes régionaux. — Interview de l’intéressée.

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