AUBOIROUX Germain

Par Gilbert Beaubatie, Jean-Pierre Besse

Né le 10 mars 1896 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ; mort le 5 février 1947 à Brive-la-Gaillarde ; cheminot ; régional clandestin du Parti communiste en Corrèze ; résistant ; déporté.

Germain Auboiroux fit ses études à l’école industrielle de Brive puis entra dans aux chemins de fer. Il participa à la Première Guerre mondiale. Militant syndicaliste, il dirigea aussi la cellule des cheminots de la gare de Brive et fut révoqué par Vichy « en raison de la propagande néfaste qu’il pratiquait parmi ses camarades de travail". En 1941, il retrouva du travail comme mécanicien chez un garagiste.
Il établit en octobre 1940 avec Robert Delord et Gaby Lhomond la liaison avec la direction du PC par l’intermédiaire de Robert Marchadier, alias Max, responsable interrégional, reconstitua le Parti communiste en Corrèze et devint secrétaire fédéral avec Paul Peyraud. À ce titre, il mit en place les premiers groupes armés de l’OS et assura la diffusion de la presse clandestine. En novembre 1941, il répondit positivement à la demande d’Edmond Michelet qui souhaitait entrer en contact avec les communistes. Il fut arrêté le 3 mars 1942 dans le garage où il travaillait et condamné à Périgueux, le 11 mai 1942, à cinq ans de travaux forcés, puis interné à la Centrale d’Eysses à partir d’octobre 1943. Le colonel commissaire du gouvernement avait demandé à son procès une peine de quinze ans de travaux forcés. A la suite de la révolte des internés en février 1944, il fut transféré au camp de Royallieu à Compiègne avant d’être déporté à Dachau le 18 juin 1944. Revenu des camps, il devint membre du conseil d’administration de l’Amicale nationale des anciens de Dachau, ses kommandos et familles lors de sa création en août 1945.
Edmond Michelet prononça une allocution lors de ses obsèques le 7 février 1947. Il y déclarait « C’est ton ardente, inextinguible soif de justice qui t’avait conduit là où tu souffrais persécution pour ton Parti, qui était ta fierté, pour ton Pays que tu aimais d’un émouvant amour charnel ». Il dressa un chaleureux portrait de lui dans son ouvrage Rue de la Liberté. Il existe un square Germain Auboiroux à Brive.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10381, notice AUBOIROUX Germain par Gilbert Beaubatie, Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 6 décembre 2020.

Par Gilbert Beaubatie, Jean-Pierre Besse

SOURCES : Mémorial Annuaire des Français de Dachau, Francis Della Monta, 1987. — Roger Pestourie, La Résistance, c’était cela aussi, Éditions Sociales. — Site www.correze.org. — Site www.ordredelaliberation.fr.

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