AUDIBERT Adrien, Joseph, Antoine

Par Jacques Girault

Né le 29 mars 1902 à Fayence (Var), mort le 16 avril 1973 à Gap (Hautes-Alpes) ; instituteur dans le Var ; militant syndicaliste (SNI)

Fils de Pierre Audibert, ferblantier, artisan et cultivateur, originaire de Rougon (Basses-Alpes), socialiste, Adrien Audibert reçut les premiers sacrements catholiques. Après avoir fréquenté l’école primaire supérieure de Lorgues, il entra à l’École normale d’instituteurs de Draguignan en 1918. Instituteur à La Martre, à Bargemon, à Bormes, il adhéra au syndicat national vers 1925 après avoir effectué son service militaire dans un régiment d’infanterie à Nice et suivi les cours de l’école des officiers de réserve à Saint-Maixent (1922-1923).

En poste à La Valette, Audibert devint membre du conseil syndical en 1932, responsable à L’Ecole libératrice et à l’annuaire des postes à partir de l’automne 1932. Le 24 novembre 1932, il devint trésorier adjoint, puis trésorier à partir du 26 mars 1933 et le demeura jusqu’en décembre 1933. Secrétaire de la commission de L’Ecole libératrice à la fin de 1933, délégué cantonal pour Toulon à la fin de 1934, il fit partie de la commission pédagogique à partir de 1935 et signa de nombreux articles dans le Bulletin départemental, articles repris souvent dans L’Éducation nationale. Nommé à l’école Saint-Roch à Toulon, il fut délégué du syndicat à l’Union locale CGT en 1935. Responsable de la propagande syndicale à partir de 1936, il s’occupait tout particulièrement du bulletin. Délégué au congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire à Paris (23-31 juillet 1937), il en rendit compte dans le bulletin syndical en octobre 1937.

Mobilisé, fait prisonnier le 22 juin 1940, Audibert fut rapatrié sanitaire en juin 1941 de l’Offlag XIIIA à Nuremberg. Marié exclusivement civilement en juin 1943 avec une institutrice qui exerçait aussi à l’école Saint-Roch, il redevint membre du conseil et du bureau syndical à la Libération, chargé des affaires administratives. Désigné pour le Conseil départemental de l’enseignement primaire, il ne se représenta pas en décembre 1945. Il devint secrétaire de la commission pédagogique du syndicat de janvier 1952 à février 1954 et écrivit plusieurs articles pédagogiques dans le bulletin, participant à sa rédaction jusqu’en 1959.

Audibert écrivait, le 19 février 1955, aux élus socialistes SFIO pour s’inquiéter de la campagne contre le maire de Toulon Edouard Le Bellegou qui avait signé un accord pour l’administration de la ville avec les communistes. L’instituteur s’en félicitait tout en indiquant « je ne suis ni communiste, ni sympathisant communiste ».

Retraité en octobre 1957, Adrien Audibert devint délégué cantonal tout en exerçant le secrétariat du comité d’intérêt local de son quartier, les fonctions de trésorier départemental de la MAAIF et de gérant de la bibliothèque pédagogique de Toulon. Il multipliait les interventions pédagogiques dans la presse syndicale, dialoguant avec un personnage de sa création « Cucule ». Il entretenait de nombreuses relations avec les chercheurs en pédagogie tout en appartenant jusqu’à son décès au SNI.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10408, notice AUDIBERT Adrien, Joseph, Antoine par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 12 octobre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. com. Toulon, 9 W 1. — Arch. J. Charlot (Centre d’histoire sociale du XXeme siècle. Université de Paris I). — Archives F. Alziary. — Presse corporative. — Renseignements fournis par l’intéressé et par son épouse. — Joseph Pascal, Mémoires d’un instituteur, Paris, La Pensée universelle, 1974. — Sources orales.

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