CAVALLIER (souvent écrit CAVALIER)

Par Jacques Girault

Les frères Cavallier, dont le père originaire d’Arles (Bouches-du-Rhône) était employé aux chemins de fer, constituaient l’ossature du Parti communiste fortement implanté parmi les pêcheurs des Salins d’Hyères (Var).

Deux d’entre eux, Charles et Théophile faisaient partie du sous-comité qui soutenait la candidature du marin de la Mer Noire, Henri Alquier au conseil général en mai 1922.

Cavallier Charles, Marius, dit Charlot, né à Hyères, le 21 octobre 1887, marié dans la ville en décembre 1917, patron-pêcheur, était aussi tenancier du café de la flotte dans le port des Salins. En 1920, il était secrétaire de la section syndicale des inscrits maritimes des Salins. Dans Le Petit Provençal du 15 avril 1923, il signait, après l’élection au conseil général d’André Marty, un article intitulé « Le front unique » où il célébrait la victoire du « front unique local » contre la réaction. Lors de l’élection municipale consécutive à une dissolution, le 24 février 1924, Cavallier, était un des quatre candidats de la « liste d’opposition et de contrôle prolétarien ». Il obtint personnellement 136 voix sur 3 174 inscrits (première position sur la liste). Dans la campagne des élections législatives, il présidait des réunions communistes à Hyères et participait régulièrement aux réunions des autres listes ; le 24 avril, il demandait au candidat [Victor Augagneur->77109-> de s’expliquer sur son passage à Madagascar.

Secrétaire de la cellule des Salins dès sa formation dans le courant de 1925, il conserva cette responsabilité jusqu’à la guerre.

Aux élections municipales d’Hyères de 1925, Cavallier figurait sur la liste communiste et obtenait 149 voix (troisième position sur la liste) sur 3 537 inscrits. Aux élections municipales de 1929, seul son métier de « commerçant » apparaissait sur la liste du Bloc ouvrier et paysan. Il obtenait 223 voix au premier tour sur 4 035 inscrits et 121 voix, le 12 mai 1929. Mentionné comme patron-pêcheur à nouveau pour les élections de 1935, sur 4 657 inscrits, le 5 mai, il obtenait 364 voix. Après l’annulation de cette élection, Cavallier figurait à nouveau sur la liste communiste le 19 janvier 1936 : il obtenait 281 voix.

Marié, père de trois enfants, Cavallier fut arrêté par les autorités italiennes, le 13 juillet 1943 et libéré le 9 septembre. En novembre 1944, il figurait parmi la liste des responsables communistes de la section d’Hyères, mais ne fut jamais candidat aux élections municipales. Il mourut à Hyères, le 8 juillet 1966.

Cavallier Antonin, Félix, Marius, né à Hyères, le 14 avril 1893, marié, père d’un enfant, communiste, fut arrêté le 13 juillet 1943 et relâché le 16 juillet. Il mourut à Hyères, le 20 décembre 1947.

Cavallier Théophile, Louis, né à Hyères, le 25 avril 1899, marié dans la ville en novembre 1926, était membre de la cellule des Salins en 1926. Il fut arrêté le 13 juillet 1943 et relâché le 16 juillet. Il mourut à Hyères, le 26 juillet 1960.

Cavallier Paul, Louis, né à Hyères, le 29 juillet 1903, marié dans la ville en août 1926, communiste, fut arrêté le 13 juillet 1943 et relâché le 16 juillet. Il mourut à Hyères, le 26 mai 1968.

Une Cavallier Madeleine faisait partie en novembre 1944 du bureau de la section du MLN.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article104388, notice CAVALLIER (souvent écrit CAVALIER) par Jacques Girault, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 4 juin 2022.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13163. — Arch. Dép. Var, 2 M 7 28 2 ; 2 M 7 30 2 ; 2 M 7 32 2 ; 2 M 7 35 2 ; 4 M 59.4.4 ; 18 M 13 ; 18 M 35 ; 3 Z 2 5 ; 3 Z 2 17 ; 3 Z 4 29. — Presse locale.

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