AUTRET Joseph

Par Jacques Girault

Né le 12 octobre 1914 à Primelin (Finistère), mort le 4 avril 1983 à La Baule-Escoublac (Loire-Inférieure/Atlantique) ; instituteur en Loire-Inférieure/Atlantique ; militant du SNI ; militant communiste, conseiller municipal d’ Escoublac-La Baule.

Fils d’un quartier-maître chauffeur de la Marine nationale qui mourut très jeune, Joseph Autret reçut les premiers sacrements catholiques. Après avoir fréquenté le cours complémentaire de Concarneau (Finistère), il entra à l’École normale d’instituteurs de Savenay (Loire-Inférieure/Atlantique). Instituteur, il se maria exclusivement civilement en décembre 1936 avec Jeanne, Marguerite, Marie Couëdel à Plessé (Coudray, Loire-Inférieure/Atlantique). Ils furent nommés instituteurs à Louisfert. Leurs trois enfants ne reçurent pas de sacrements religieux.
Après avoir été mobilisé, Joseph Autret entra dans la Résistance sous le pseudonyme de « Maximilien ». Dénoncé par le curé de Louisfert, il échappa à la Gestapo, caché par des parents d’élèves, selon le témoignage de sa fille. Nommé instituteur à l’école de garçons du Guézy, qui accueillait dans des baraquements des élèves de Saint-Nazaire, il obtint une mutation pour Escoublac-La Baule en 1947. Il dirigea l’école de garçons de 1963 à sa retraite en 1969 tandis que son épouse, communiste non militante, nommée à l’école de fille en devint la directrice de 1957 à 1968. Ces écoles fonctionnèrent dans des locaux provisoires jusque dans les années 1970.
Membre du Parti communiste depuis 1936, secrétaire de la section communiste de Escoublac-La Baule, qui devint La Baule-Escoublac en 1962, Autret entra au comité de la fédération communiste avant 1953 et en demeura membre jusqu’en 1963.
Candidat aux élections législatives dans la septième circonscription (Guérande) en 1958, en 1962, Autret avait obtenu 2 462 voix puis 3 391 voix sur 49 359 inscrits. À nouveau candidat en 1967, il obtint 3 996 voix sur 49 599 inscrits, Olivier Guichard étant élu au premier tour. Aux élections législatives de 1968, il réunit 2 897 voix sur 49 700 inscrits.
Joseph Autret fut candidat aux élections cantonales à Guérande en 1951 (626 voix sur 13 643 inscrits) et 1958 - (960 voix sur 15 250 inscrits), à Guéméné en 1961 et à Guérande en 1964 (1 014 voix sur 15 883 inscrits) et, 1970.
Candidat non élu au conseil municipal le 19 octobre 1947 sur la liste « d’union républicaine et résistante d’action laïque et de défense des intérêts baulois soutenue » par le PCF, Autret devint conseiller municipal le 26 juin 1950 à la place d’un conseiller démissionnaire. Réélu le 26 avril 1953 sur la « liste d’union ouvrière et démocratique pour la défense des intérêts de la population d’Escoublac-La Baule présentée par le PCF », membre des commissions « Fêtes et sports, Eau, Travaux et voirie, scolaire », il ne fut pas réélu le 8 mars 1959 à la tête de la « liste d’union laïque et républicaine pour la défense des intérêts communaux de Escoublac-La Baule présentée par le PCF ». Il figurait par la suite en tête des listes « d’union démocratique » présentées par le PCF en 1965, en 1971 et en troisième position sur la « liste d’union de la gauche » en 1977.
Joseph Autret, devenu membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1956, le demeura jusqu’en 1966.
La fédération communiste annonçait qu’il quittait le département en 1967, ce qui ne se fit pas. Autret évoqua la mémoire d’un jeune résistant Jean de Neyman, fusillé par les Allemands au château d’ Heinlex, le 8 septembre 1968.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10538, notice AUTRET Joseph par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 29 janvier 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Arch. Mun. de La Baule-Escoublac (J.-Y. Danet). — Renseignements fournis par la fille de l’intéressé.

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