CHAUVIN Henri, René. Pseudonyme : Jacques ; Ferret

Né le 2 août 1899 à Arrou (Eure-et-Loir), mort le 18 Juin 1969 ; employé d’hôtel puis projectionniste ; militant communiste de Savoie puis des Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques).

Henri Chauvin à Bossuet, premier à gauche.
Henri Chauvin à Bossuet, premier à gauche.

Le père d’Henri Chauvin, Louis Chauvin, fut sellier puis hôtelier ; sa mère, Eugènie Tortillon, était sans profession. Il fit ses études primaires à l’école publique et entra au travail en 1914 comme employé d’hôtel avec son père, puis dans divers hôtels et cafés.

Il adhéra à la SFIO en 1915, à seize ans, puis au Parti communiste après le congrès de Tours (décembre 1920). Dans le cadre du service militaire, il fut envoyé en Syrie où il refusa "de se battre contre le peuple" et passa la plus grande partie de son temps d’armée en prison.

Aux élections législatives d’avril 1928, Henri Chauvin fut candidat du Parti communiste à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). Sur 12 485 inscrits, il recueillit au premier tour, 492 voix, et au second tour, 650 voix, soit 3,9 % et 5,2 % par rapport aux inscrits.

Henri Chauvin quitta la Savoie pour les Basses-Pyrénées. Il fut projectionniste à Pau de 1930 à 1939. À la mobilisation, la découverte d’un diabète le fit réformer, mais il fut licencié de son travail comme communiste. Le conseil de prudhomme jugea cette sanction abusive, mais il avait été arrêté et déporté en Algérie d’où il revint fin 1944.

Arrêté le 15 avril 1940, il connut l’emprisonnement à Saint-Paul d’Ejeaux, à la redoute de l’île de Ré et à Montignac (château du Sablou), avant d’être embarqué à Port-Vendres pour l’Algérie où il fut interné à Sidi-Bel-Abes, Djelfa et Bossuet. Peu après le débarquement américain, sur le point de mourir, pesant quarante kilos, non soigné de son diabète, il fut envoyé à l’hôpital. Il put par une infirmière faire passer une lettre au Général Giraud, décrivant le complet isolement des internés, leur maltraitance ; celui-ci demanda leur libération.

Journaliste à L’Étincelle (journal quotidien du PCF 64) de 1945 à 1948, directeur du quotidien qui fusionna alors avec les Nouvelles de Bordeaux. Il fut ensuite employé aux Nouvelles de Bordeaux de 1956 à 1955 et aux "Coop du Béarn" de 1956 à 1959. Retraité à 60 ans en 1959 pour raison de santé, il fut porteur de presse de l’Humanité de 1960 à 1966.

Sa femme, Mathilde née Ferret (1902-1963), épousée en octobre 1930, fut militante du Parti communiste, du Secours Rouge puis de l’Union des Femmes Françaises, . Elle fut agent de liaison du Parti communiste clandestin et de la Résistance. Ouvrière en usine de salaison, elle travailla aussi à domicile, pour faire des sandales, des bérets, des pantalons...

Henri Chauvin eut des responsabilités associatives au Secours populaire, à France-URSS et à la FNDIRP.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article105397, notice CHAUVIN Henri, René. Pseudonyme : Jacques ; Ferret, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 29 octobre 2015.
Henri Chauvin à Bossuet, premier à gauche.
Henri Chauvin à Bossuet, premier à gauche.
Henri Chauvin à 57 ans.
Henri Chauvin à 57 ans.
Lettre au Général Giraud, 28 décembre 1942.
Lettre au Général Giraud, 28 décembre 1942.

SOURCES : L’Humanité, 21 avril 1928. — Renseignement recueillis auprès de sa fille Paulette Chauvin-Lebrun par Jean-Claude Malé pour l’IHS CGT 64.

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