AUZIAS Marius, Apollin, Fortuné, Honoré

Par Jacques Girault

Né le 31 mai 1903 à Biot (Alpes-Maritimes), mort le 21 novembre 1990 à Grasse (Alpes-Maritimes) ; professeur ; militant du SNEPS à Toulon (Var), du SNCM puis du SNES.

Fils d’un facteur des postes qui mourut en 1903 et d’une institutrice, membre de l’Amicale et remariée avec un quartier-maître mécanicien de la Marine, Marius Auzias reçut les premiers sacrements catholiques. Élève de l’école primaire supérieure de Cannes (Alpes-Maritimes), boursier, élève de l’École normale d’instituteurs de Nice (1919-1922) où il resta comme maître d’internat (1922-1924), il obtint la première partie du professorat des écoles primaires supérieures à la suite d’une quatrième année à l’École normale d’instituteurs de Lyon. Il réussit la deuxième partie du professorat en sciences naturelles pendant sa délégation à l’EPS de Cahors (Lot) de 1926 à 1929. Il commença son service militaire en novembre 1925 à l’École des officiers de réserve à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) et le termina comme sous-lieutenant dans les chasseurs alpins à Villefranche (Alpes-Maritimes). Il se maria en août 1928 à Biot. Le couple eut un enfant qui reçut les sacrements catholiques.

Nommé à l’EPS Rouvière à Toulon en octobre 1929 comme professeur de sciences (physique, chimie, histoire naturelle), Auzias fut secrétaire de la section du Syndicat national des EPS de 1933 à 1938. Il habitait les quartiers de Valbourdin puis de Claret et votait socialiste SFIO. Membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il enseignait au collège du travail créé par la CGT au sein de la Bourse du Travail de la ville.

Mobilisé comme lieutenant en septembre 1939 dans les chasseurs alpins (Armée des Alpes), Marius Auzias reprit son poste d’enseignant en octobre 1940 et fut nommé l’année suivante à l’EPS de Cannes. Il motiva sa demande de mutation par ses propriétés qu’il avait l’intention d’exploiter à Biot. Chargé de la surveillance générale de l’externat jusqu’en 1948 dans l’établissement devenu collège moderne Jules Ferry jusqu’en 1948, il redonna vie à l’association des anciens élèves en tant que vice-président en 1947.

Marius Auzias, toujours membre du Syndicat national des collèges modernes, se montra favorable à l’autonomie de son syndicat et de la Fédération de l’éducation nationale en 1948 et se prononça toujours pour la tendance majoritaire « autonome » du Syndicat national de l’enseignement secondaire qui fusionna avec le SNCM en 1949. Nommé au collège puis au lycée d’Antibes (Alpes-Maritimes) en 1951, il en développa le laboratoire. Il continua pendant ses dernières années des recherches et prononça des conférences dans la région. L’inspection générale notait l’excellence de son enseignement et sa grande réputation dans la région. Il prit sa retraite en 1965 et se retira à Biot où, à la tête d’une liste à tendance socialiste aux élections municipales, il fut battu en 1971.
Membre du Groupement des retraités de l’enseignement de second degré, Auzias s’occupait d’un groupe culturel de son village médiéval natal et de son histoire. Son nom fut donné à une place de Biot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article10550, notice AUZIAS Marius, Apollin, Fortuné, Honoré par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 1er février 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17/28405. — Arch. Dép. Var, 4 M 54, 1447 W 25.— Journal Officiel, décrets et lois, 8 mai 1919, 10 janvier 1931. — Site internet de la commune de Biot. — Presse varoise. — DBMOF, notice par J. Girault. — Sources orales. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes d’Alain Dalançon.

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