COULON René, Paul

Par Daniel Grason

Né le 14 novembre 1912 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), mort le 22 janvier 1986 à La Rochelle (Charente-Maritime) ; manutentionnaire, cantonnier ; communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Fils de Marie Kaub, ouvrière en confection âgée de dix-sept ans, René, Paul fut reconnu par son père Alfred Coulon, chaudronnier, le 9 mai 1916. René Coulon effectua son service militaire dans la marine, il épousa le 10 décembre 1934 Alice Marandel à La-Châtre (Indre).

Il vint habiter 2 Impasse Jules-de-Jouy à Gennevilliers (Seine, Hauts-de-Seine), René Coulon exerçait le métier de manutentionnaire. Communiste, il partit en Espagne combattre dans les Brigades internationales de l’armée républicaine espagnole, arriva le 18 novembre 1936. Il fut incorporé dans le 2e bataillon de la XIe Brigade qui comptait quelques Gennevillois et des militants de la région Paris Ouest. Le Rayon communiste parraina cette unité, collecta des fonds, envoya des colis aux combattants pour le Noël 1936.

Il devint commandant de la compagnie de mitrailleuses, René Coulon écrivit une lettre qui fut publiée dans Le travailleur de la Banlieue Ouest : « Nous vaincrons, c’est notre certitude. Nous pouvons aujourd’hui mesurer la magnifique réaction et le travail gigantesque accompli par l’Espagne républicaine contre le fascisme envahisseur ». Il affirmait « toute [sa] foi et [son] espoir dans cette nouvelle armée populaire. C’est aussi et surtout l’armée qui fait la guerre pour tuer la guerre. J’ai été témoin des bombardements criminels des fascistes. Ceux-ci bombardent et mitraillent les populations civiles ». (21 mai 1937)

Le dimanche 13 novembre 1938, lors de la réception, suivi d’un repas fraternel en l’honneur des brigadistes rentrés d’Espagne, René Coulon était présent. Jean Grandel, Louis Blésy et Lucien Maës prirent la parole. Cette initiative émanait du comité d’aide à l’Espagne républicaine, de la section communiste, de la CGT, avec l’aide de la Municipalité, un hommage fut rendu à Roger Olivier* tué le 21 septembre 1938 par un obus.

Il se remaria le 22 juillet 1939 avec Rose Eimberck en mairie de Gennevilliers, travailla comme cantonnier à la ville. En 1940, la délégation spéciale nommée par Vichy décida de réduire les effectifs du personnel communal. Les militants communistes étaient de fait visés par cette mesure, René Coulon démissionna le 15 décembre 1940.

Il mourut à La Rochelle le 22 janvier 1986.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article107128, notice COULON René, Paul par Daniel Grason, version mise en ligne le 4 novembre 2010, dernière modification le 18 novembre 2012.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. AVER (liste de rapatriés : Gennevilliers, Seine). – Arch. RGASPI 545.6.1044, BDIC mfm 880/2 bis ; RGASPI 545.6.1038 liste des Brigadistes français en Espagne républicaine, fiches individuelles 31 décembre 1937. – Arch. Mun. Gennevilliers, Le travailleur de la Banlieue Ouest, 19 décembre 1936, 21 mai 1937 ; La Voix populaire, 18 novembre 1938. – État civil, Nancy.

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