LE COZ Jean, Marie

Par Claude Pennetier

Né le 23 février 1903 à Treffiagat (Finistère), mort le 2 décembre 1990 à Treffiagat ; militant syndicaliste dans l’Aisne puis communiste en Bretagne.

Fils d’un cultivateur infirme par suite d’une maladie et d’une mère cultivatrice et récolteur de goëmon, Jean Le Coz fréquenta l’école primaire de sept à treize ans puis fut inscrit maritime et fit la pêche aux maquereaux et aux sardines jusqu’à dix-sept ans. Cet enfant du pays bigouden présentait le breton comme « sa langue maternelle » mais maîtrisait bien le français. Il entra à l’armée avec « un esprit antimilitariste » et refusa d’être « maître ouvrier ».

Ouvrier menuisier, lecteur de l’Humanité depuis 1921, il travailla à la reconstruction des régions dévastées par la Première Guerre mondiale et adhéra à la CGT à Saint-Quentin (Aisne) en 1922 puis à la CGTU en 1923. De retour au pays bigouden en 1935, artisan menuisier, il rejoignit le Parti communiste et devint, en mai 1935, conseiller municipal communiste de Léchiagat (Jean-Désiré Larnicol étant maire) et adhéra au PCF en octobre 1935. Il fut suspendu de ce mandat à l’automne 1939. Administrateur de la Bretagne ouvrière, paysanne et maritime en 1936, il était secrétaire de la cellule de Léchiagat-Treffiagat en 1938 et membre du bureau régional du PCF.

Prisonnier de guerre évadé, Jean Le Coz participa activement à la vie du Parti communiste clandestin. Il entra dans les FTP en 1942 mais fut arrêté en septembre par la police française. En mai 1944, il parvint à s’évader du camp d’internement de Voves (Eure-et-Loir) et devint responsable communiste aux « cadres » en Indre-et-Loire. Il participa à l’insurrection nationale dans les rangs FTP, au nord de la Loire.

Jean Le Coz resta un militant communiste actif du pays Bigouden jusqu’à un âge avancé.

Il s’était marié à Guilvinec en juin 1930 avec Lucienne Le Garo.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article107772, notice LE COZ Jean, Marie par Claude Pennetier, version mise en ligne le 13 novembre 2010, dernière modification le 25 novembre 2010.

Par Claude Pennetier

SOURCE : RGASPI, Moscou, 495 270 3272. — Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), Bagnolet, 1985.— Etat civil.

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