DELEPLANQUE Marius, Léon, André [parfois orthographié par erreur DELPLANQUE]

Par Julien Chuzeville

Né le 28 avril 1885 à Saint-Quentin (Aisne), mort le 30 septembre 1948 à Aïn Touta (Constantine) ; ingénieur ; militant du Parti communiste SFIC à Asnières (Seine, Hauts-de-Seine), délégué au IVe congrès de l’Internationale communiste ; syndiqué à l’USTICA.

Biographie totalement reprise.

Marius Deleplanque était en février 1921 le secrétaire de la section communiste d’Asnières. Il était aussi délégué par sa section au conseil fédéral SFIC de la Seine. Il vivait alors au 32 rue de Prony à Asnières.
Deleplanque signa le manifeste de l’extrême gauche du Parti communiste (Comité de défense communiste, courant dirigé par Maurice Heine) pour le IIe congrès national (Paris, octobre 1922). « Fédéraliste et soviétiste », le manifeste se réclamait des thèses antiparlementaires de Bordiga — voir Adrien Lavergne. Les mêmes signataires présentèrent une motion « sur le devoir syndical du PC » ; ils se prononçaient pour une dictature « impersonnelle et provisoire [...] par tout le prolétariat », en vue de la « suppression totale de l’État, même prolétarien », et l’établissement d’« un régime à base exclusivement soviétique ».
Délégué au IVe congrès de l’Internationale communiste (novembre-décembre 1922), Marius Deleplanque reçut mandat impératif de Lavergne et Heine de « s’abstenir de voter sur toutes les questions » et de « ne prendre aucun engagement », sa présence en Russie devant se limiter à une « mission d’observation et d’information ». Il déclara se désolidariser de son mandat après qu’il ait été mis en cause au sein de la délégation française, et ce avant la commission française du 21 novembre où Trotsky critiqua ce mandat. Deleplanque écrivit un rapport en vue d’une réunion fédérale de la Seine en décembre 1922. Il y déclarait notamment qu’assistant à une revue de l’armée rouge, « c’est avec une douloureuse surprise que j’ai pu constater que le militarisme rouge par beaucoup de côtés n’a rien à envier au militarisme bourgeois ». Commentant le projet de programme présenté par Boukharine, il le considérait « incompatible avec les principes mêmes du communisme ». Finalement, le 17 décembre il déclara ne pas vouloir faire son compte rendu. Deleplanque fut exclu du Parti communiste par le Conseil national du 21 janvier 1923, à l’unanimité, pour avoir approuvé Maurice Heine qui avait tiré des coups de revolver en l’air lors du conseil fédéral de la Seine du 17 janvier 1923 (dans sa lettre au Conseil national, lue en séance, Deleplanque écrivait que « l’usage du revolver deviendra de plus en plus nécessaire »). Il ne semble pas avoir eu d’engagement politique par la suite.
Marius Deleplanque était en 1922 syndiqué à l’USTICA (Union syndicale des techniciens de l’industrie, du commerce et de l’agriculture). Il s’était marié le 28 avril 1914 à Asnières.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article109066, notice DELEPLANQUE Marius, Léon, André [parfois orthographié par erreur DELPLANQUE] par Julien Chuzeville, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 3 septembre 2019.

Par Julien Chuzeville

SOURCES : Archives de Maurice Heine, BNF Naf 24396. — Archives municipales d’Asnières. — Etat civil de l’Aisne. — RGASPI 495/1/295 et 517/1/119. — J. Humbert-Droz, Origines et débuts des Partis communistes des pays latins, 1919-1923, op. cit. — L’Humanité des 12 février 1921, 25 mars 1921, 18 décembre 1922 et 22 janvier 1923.

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