ENFROY Émile

Par René Lemarquis

Instituteur ; militant communiste dans l’Aube.

Instituteur, Émile Enfroy fut élu en février 1920, membre de la commission de contrôle du Parti socialiste unifié puis, après Tours, trésorier fédéral du Parti communiste de l’Aube. Il présida, en avril 1921, la réunion constitutive d’un Comité syndicaliste révolutionnaire à Troyes avec Vernant du Textile. Réélu membre de la CE du PC en avril 1922 et trésorier fédéral (Vernant et Grimont étant ses adjoints), il démissionna le 13 mai 1923 de cette fonction et fut remplacé par Grimont. De 1924 à 1932, il n’eut pas d’activité militante importante. Dans une lettre parue dans La Dépêche de l’Aube du 17 août 1932, Émile Enfroy, polémiquant avec Jeandemange du Rappel, indiqua qu’il n’était plus membre du PC depuis plusieurs années par suite de désaccords sur la tactique électorale et qu’il avait des amis au Rappel et à La Dépêche. Il affirmait cependant que, « malgré ses défauts, le PC est le seul Parti qui défende les travailleurs ». Dans le conflit de « l’Émancipatrice », il proclama sa neutralité politique, examina comme commissaire aux comptes la gestion de l’imprimerie et critiqua la gestion de Barbier ce qui lui valut une vive riposte du Rappel (« Enfroy n’est pas au-dessus de la mêlée, il est à côté, mais dans l’ombre »). Il se rendit à l’assemblée générale réunie le 17 mars 1933 par le PC mais il refusa de la convoquer. Cette assemblée le maintint avec Lauby comme commissaire aux comptes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article112093, notice ENFROY Émile par René Lemarquis, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 7 septembre 2022.

Par René Lemarquis

SOURCES : La Dépêche de l’Aube, 1920-1933. — Le Rappel, 1932-1933.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément