FABRE Amédée

Par Jacques Girault

Né le 13 octobre 1869 à Pignans (Var), mort le 28 mai 1941 à Pignans (Var) ; commis de Marine ; conseiller d’arrondissement SFIO du canton de Besse (Var) de 1928 à 1934.

Fils d’un cultivateur, Amédée Fabre était commis de Marine au service de la comptabilité à Toulon (Var). Il prit sa retraite comme commis de première classe et fut pendant vingt-cinq ans le président de la Société mutualiste « La Prévoyance des familles ». Animateur du cercle de la Raison sociale, secrétaire de la section socialiste de Toulon, il devint, dès la création de la Fédération SFIO du Var, membre du comité fédéral. Il fut régulièrement réélu à cette responsabilité jusqu’en octobre 1920. À chaque congrès fédéral, il intervenait et collaborait régulièrement à la presse. Il fut secrétaire du comité Maurice Allard, député sortant en 1910.

Est-ce lui qui, au congrès fédéral, le 15 février 1920, parla en faveur de la IIIe Internationale et fut désigné comme délégué au congrès national de Strasbourg ? Selon le rapport de police, Fabre Amédée représentait la section de La Valette. Or, il n’y avait pas de Fabre Amédée parmi les électeurs de cette commune. N’y a-t-il pas une confusion avec Charles Fabre* ?

Fabre se retira dans sa commune natale, Pignans, où il fonda et présida la Coopérative d’alimentation, adhérente à l’Union des coopérateurs du Var en 1925 qu’il représentait aux assemblées générales. Toujours membre du comité fédéral de la SFIO, mais maintenant comme représentant de l’arrondissement de Brignoles, il était le secrétaire de la section SFIO de Pignans en 1925.

Administrateur de l’hospice de Pignans, candidat « d’union républicaine et socialiste », Fabre obtint, pour le conseil d’arrondissement dans le canton de Besse, le 14 octobre 1928, 311 voix sur 1 784 inscrits. Bien que devançant de 150 voix son adversaire communiste, il n’obtenait pas le quart des inscrits et ne fut élu que le 21 octobre, avec 350 voix. Il devint, en 1932, secrétaire du conseil d’arrondissement et participait à la commission de l’Hospice.

Toujours secrétaire de la section SFIO, participant régulièrement aux congrès fédéraux, à partir de 1928, il exerça les fonctions de secrétaire comptable du syndicat agricole de Pignans. Correspondant du Petit Provençal, Fabre fut placé à la tête de la délégation spéciale de Pignans qui administra la commune du 2 février au 9 avril 1932 à la suite de la dissolution du conseil.

Pendant l’année 1933, Fabre se prononça dans un sens favorable aux positions de Renaudel. Le 17 novembre 1933, il signait l’appel aux socialistes pour qu’ils suivent leurs élus. Toutefois, il conserva des rapports avec les socialistes SFIO et présida la réunion publique avec Théo-Bretin, le 9 décembre 1933, à l’issue de laquelle la section socialiste SFIO fut reconstituée. Il décida finalement de la rejoindre.

Lors du renouvellement du conseil d’arrondissement, le 7 octobre 1934, Fabre, candidat SFIO, avait le soutien du PSDF. Il obtint 363 voix sur 1 816 inscrits et arrivait derrière le candidat communiste. Il semble que Fabre se retira purement et simplement et n’appela pas à voter pour Magne*. La Fédération SFIO dut lancer un appel en sa faveur.

Fabre, par la suite, ne participa plus à la vie politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article112433, notice FABRE Amédée par Jacques Girault, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13085. — Arch. Dép. Var, 2 M 6.24, 2 M 6.25, 4 M 41, 4 M 42, 4 M 53. — Arch. Com. Pignans. — Presse locale. — Sources orales. — A. Lemonnier, Historique du conseil général...

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