FABRE Lucien

Par Robert Debant

Né le 14 février 1889 à Pampelonne (Tarn), mort le 26 novembre 1952 à Paris ; ingénieur ; candidat du Parti socialiste dans le Tarn en 1932.

Lucien Fabre
Lucien Fabre
Communiqué par Alexandre Moatti

Lucien Fabre fit ses études au lycée d’Albi, puis à l’École centrale. Mobilisé en 1914, il fut blessé en Champagne, en septembre 1915 et reçut la croix de guerre, puis fut affecté comme ingénieur au ministère de l’Armement, que dirigeait Albert Thomas. On connaît ses travaux scientifiques, en particulier ceux qu’il a consacrés à Copernic et à Einstein, et son œuvre littéraire, poésie, théâtre, essais philosophiques, romans. Le prix Goncourt lui fut décerné en 1923 pour Rabevel ou le mal des ardents. En 1925, il fit paraître un roman, Le Tarramagnou, consacré à la révolte des vignerons de 1907 en Languedoc et en Roussillon. Dans cet ouvrage, au demeurant non dénué de qualités littéraires et historiques, le maire socialiste de Narbonne Ferroul était présenté, sous le nom de Parril, comme un démagogue dangereux et responsable des affrontements sanglants avec l’armée, ce qui était quelque peu forcer la réalité.

Ses attaches avec le département de l’Aude — il possédait une propriété dans le village de Greffeil — lui valurent d’être choisi comme le candidat du Parti socialiste aux élections législatives de 1932 dans la circonscription de Limoux, bien qu’il ne bénéficiât pas d’une grande notoriété dans les milieux politiques de la région. Au terme d’une campagne assez active, il obtint 5 855 voix, soit à peu près 44 % des suffrages exprimés et 1 600 voix de plus que le champion de son parti aux élections de 1928, E. Pons. L’élu fut un radical-socialiste fort connu dans la contrée, Jean Bousgarbies. Les traces de son passage dans la politique languedocienne laissent entendre que ses convictions s’inspiraient plus d’une sorte de socialisme humaniste que du marxisme. Ses adversaires radicaux aimaient d’ailleurs à rappeler qu’il avait manifesté dans sa jeunesse des sympathies pour l’Action française. Il semble qu’à la suite de son échec électoral, il se soit tenu définitivement à l’écart des luttes politiques méridionales.

Au lendemain de l’armistice de 1940, il collabora quelque temps à l’Effort, que publiait à Lyon Charles Spinasse*. Il mourut à Paris, après une courte maladie, le 26 novembre 1952.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article112481, notice FABRE Lucien par Robert Debant, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 15 mai 2012.

Par Robert Debant

Lucien Fabre
Lucien Fabre
Communiqué par Alexandre Moatti

SOURCES : Arch. Dép. Aude, 2 M 78, et 5 M. — La Dépêche, éd. de l’Aude, avril-mai 1932.

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