FAUREL Albert

Par Pierre Couchot, Francis Colbac

Né le 28 janvier 1896 à Montignac-sur-Vézère (Dordogne), mort le 19 mars 1967 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) ; professeur ; principal de collège ; militant socialiste périgourdin.

Albert Faurel était le fils d’un cordonnier et d’une ouvrière de la bijouterie. Son père avait été parmi les tout premiers militants du mouvement socialiste en Dordogne et avait appartenu avant 1914 à la direction fédérale du Parti socialiste.

Albert Faurel fut successivement instituteur, professeur à l’EPS de Périgueux puis directeur du lycée moderne et technique de cette ville. Il était marié à une institutrice et eut deux enfants (tous deux médecins).

Mutilé à la guerre de 1914-1918, il adhéra au Parti socialiste dès la fin de celle-ci. Au congrès fédéral du 6 juillet 1919, il fut le délégué de la section de Montignac mais il fut un des rares militants de cette fédération de la Dordogne, tout entière sur les positions de la IIIe Internationale, à ne pas adhérer au Parti communiste après Tours. Au contraire, il rejoignit la SFIO en 1923 et contribua activement à sa reconstitution en Dordogne.

Dans les années suivantes, il présida de nombreuses réunions socialistes et alla porter la contradiction dans les réunions communistes. Aux élections municipales de 1925 à Périgueux, il figurait sur la liste de coalition anticommuniste qui l’emporta (mais il ne fut pas élu). Il fit également partie des listes socialistes présentées en 1929, 1930 et 1935. En 1932, il fut candidat aux élections législatives dans la circonscription de Sarlat (contre Yvon Delbos) et obtint 3 284 voix sur 20 800. De 1927 à 1934, il exerça les fonctions de secrétaire de la section SFIO de Périgueux. En 1933, il aida à la constitution d’une section des Jeunesses socialistes. Il était également rédacteur au Populaire du Périgord, l’hebdomadaire local du Parti. Durant toute l’entre-deux-guerres il appartint à la commission administrative de la Fédération SFIO dont il fut un des militants de premier plan.

Après la guerre, son activité politique fut moindre, mais il resta actif au plan syndical, surtout parmi les retraités. Il se retira à Montignac en 1964.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article112829, notice FAUREL Albert par Pierre Couchot, Francis Colbac, version mise en ligne le 3 février 2018, dernière modification le 4 août 2021.

Par Pierre Couchot, Francis Colbac

SOURCES : Arch. Dép. Dordogne, 4 M 186, 3 M 87, 3 M 277, 3 M 286, 3 M 291, 3 M 300. — Le Prolétaire du Périgord, Le Travailleur du Centre-Ouest, Le Populaire du Périgord, La Voix socialiste.

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