JOURNEAU Auguste [JOURNEAU Eugène, Auguste].

Par Claude Pennetier

Né le 21 juin 1879 à Issoudun (Indre), mort le 30 septembre 1955 à Paris (XIVe arr.) ; typographe ; militant syndicaliste CGT de la Seine.

Fils d’un vigneron et d’une journalière, Auguste Journeau travailla comme typographe à Paris. Élu au Comité central de la Fédération CGT du Livre (secrétaire général Auguste Keufer) au XIe congrès tenu à Nancy du 8 au 12 septembre 1919, il resta membre du comité fédéral au XIIe congrès (Lille, 4-9 août 1924) et devint secrétaire adjoint au XIIIe congrès (Toulouse) en 1929, Claude Liochon* étant secrétaire général. Il fut membre du Conseil national économique de 1936 à 1940 (14e puis 16e section professionnelle - industries du papier, du livre, de la presse et des arts graphiques).

Il suivit l’évolution de Liochon au début de la Seconde Guerre mondiale. Liochon avait été appelé par le gouvernement de Vichy à la Commission du budget et nommé au Conseil national institué le 24 janvier 1941. Liochon en démissionna et mourut le 25 mars 1941. Journeau lui succéda alors au secrétariat général de la Fédération du Livre. En 1941, il accepta de représenter le Ve arr. de Paris au conseil municipal après avoir fait approuver cette décision par le comité fédéral. Il siégea jusqu’en 1944. Il fut délégué ouvrier au conseil consultatif tripartite d’étude sociale du livre constitué auprès du comité d’organisation des industries, arts et commerces du livre par arrêté du 13 mai 1942. Il participa à la constitution du Comité d’information ouvrière et sociale (CIOS) constitué le 14 juin 1942 par le gouvernement de Vichy (voir Fernand Hamard). Il fut membre du conseil supérieur de l’économie industrielle et commerciale par décret du 21 août 1943, confirmé le 8 août 1944. Il fut fait Chevalier dans l’Ordre national du Travail par décret du 28 avril 1944 (signé Déat au nom de Laval, chef du gouvernement).

À la Libération, son attitude fut sévèrement jugée par la CGT : exclu à vie de toute organisation syndicale, il eut cependant le droit de conserver sa carte de la Fédération du Livre pour pouvoir retrouver du travail dans l’imprimerie parisienne.

Il s’était marié le 11 avril 1903 à Étampes (Seine-et-Oise).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article114577, notice JOURNEAU Auguste [JOURNEAU Eugène, Auguste]. par Claude Pennetier, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 27 mars 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Comptes rendus des congrès de la Fédération CGT du Livre. — Conseillers municipaux et généraux : 1871-1956, Hôtel de Ville de Paris, 1951. — Paul Chauvet, Les ouvriers du Livre et du Journal, Paris, les Éditions ouvrières, 1971. — État civil d’Issoudun.

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