BONDIT Pierre

Par Claude Pennetier

Né le 8 avril 1859 à Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), mort le 12 janvier 1937 à Alfortville (Val-de-Marne) ; mécanicien-fraiseur à la Compagnie du Paris-Lyon-Marseille (PLM) ; militant socialiste ; maire adjoint d’Alfortville (Seine, Val-de-Marne).

Pierre Bondit était le fils de Claude Bondit, carrier travaillant à la journée, et de Pierrette Desbrosse, nés tous deux à Étang-sur-Arroux. Il était le premier enfant d’une fratrie de quatre.
Il fut élu conseiller municipal socialiste d’Alfortville sur la liste de Jules Cuillerier en mai 1912, mais la préfecture annula son élection et celle de quinze autres conseillers socialistes en 1913. Réélu le 30 novembre 1919 avec un des meilleurs scores de la liste après Edgar Longuet et Jules Cuillerier (3e sur 27), il devint premier adjoint. Son adhésion au Parti socialiste SFIO après le congrès de Tours (décembre 1920) contribua à conserver la municipalité sous le contrôle socialiste. En tête de la liste socialiste avec 2 985 voix sur 6 159 inscrits lors des élections du 10 mai 1925, il retrouva sa fonction d’adjoint aux côtés du maire Lucien Brenot. En mars 1923, il vendit à la municipalité un bâtiment situé rue de la Nation, pour en faire un jardin public derrière la mairie.

La section socialiste qu’il animait, groupait 111 adhérents en décembre 1919, 160 au premier semestre 1920. Selon l’Humanité du 17 janvier 1921, douze conseillers municipaux avaient rejoint le Parti SFIO mais ils étaient dix-neuf sur vingt-trois en juin 1922, avant la mort du maire Jules Cuillerier et vingt-trois sur vingt-sept après les élections complémentaires du 9 juillet 1922. Il fut adjoint du maire Lucien Brenot. Les effectifs socialistes tombèrent de trente-cinq adhérents en décembre 1925 à dix en 1928 et huit en 1930. Pierre Bondit animait dans le quartier des Fleurs un comité actif organisant des soirées dansantes, artistiques et théâtrales.

Les communistes conquirent la municipalité aux élections de mai 1929 mais une minorité de socialistes ayant à sa tête Lucien Limousin fut élu (Bondit, 19e sur 27). Constatant l’impossibilité de travailler avec la municipalité de Marcel Capron, les neuf conseillers dont Pierre Bondit démissionnèrent le 9 avril 1931. Ils perdirent les élections complémentaires des 12 et 19 avril 1931 avec 1 150 voix de moyenne au premier tour, 2 070 au second contre 2 137 et 2 380 suffrages à la liste communiste. La section socialiste continua à stagner : dix adhérents en 1932, quatorze en 1935, onze en 1936. La liste socialiste dirigée par Marcel Plissier essuya un nouvel échec aux élections municipales de mai 1935.

Veuf d’un premier mariage, il épousa le 15 février 1902 à Paris XVIIe arrondissement Mathilde Gibbé, fille de cultivateurs de Lixy (Yonne). Un des ses fils, Eugène, né en 1887 à Paris, était forgeron-dessinateur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1159, notice BONDIT Pierre par Claude Pennetier, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 22 novembre 2022.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Paris, DM3 et Versement 10451/76/1. — l’Humanité, 17 janvier 1921. — Comptes rendus des congrès de la Fédération socialiste de la Seine. — Pierre Cohen-Scali, Classe ouvrière, municipalité, État en région parisienne, mémoire de DEA de sociologie, EHESS, 1982, p. 47. — Données du site Généanet. — Notes de Renaud Poulain-Argiolas.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément