LAPORTE Raymond, Jean

Par Louis Bonnel

Né le 20 octobre 1901 à Bourges (Cher) ; ouvrier tourneur sur métaux ; militant syndicaliste de la Seine ; militant communiste, puis membre du Parti ouvrier internationaliste (POI).

Fils du député communiste Jean Laporte, Raymond Laporte appartint aux Jeunesses communistes, puis au Parti communiste à Colombes (Seine), mais fut surtout attiré par l’activité syndicale. En mai 1919, il était membre actif de l’Union corporative des ouvriers mécaniciens de la Seine (CGT) qui rejoignit la CGTU après la scission. À son retour de service militaire, il fut chargé de collecter les cotisations des adhérents des usines métallurgiques de Colombes, La Garenne et Courbevoie (Seine). En raison de son activité syndicale, il subit souvent la répression patronale. Sportif, il appartint à la section de football du Club sportif socialiste de Colombes (fondé en 1913) qui fonctionna jusqu’en 1930.

Lorsque son père fut exclu du Parti communiste en 1929, il le protégea contre les menaces des membres du Parti communiste. Profondément affecté par cette situation, il renonça à toute activité. Ouvrier à la société Alsthom à Colombes, il participa activement à la grève de juin 1936. Élu délégué du personnel pendant la grève, il fut réélu le 26 mai 1937. Constatant que l’accueil des enfants, le jeudi, dans les écoles n’était que d’ennuyeuses garderies, il collabora avec des enseignants pour créer le patronage laïque municipal et organisa des sorties.

Lecteur de la presse trotskyste, il adhéra au Parti ouvrier internationaliste (POI) dont il devint membre du Comité central au 1er congrès national tenu le 10 et 11 octobre 1936 à Paris. Délégué de la cellule de Colombes au 3e congrès du POI, tenu les 14 et 15 janvier 1939 à la salle des Jeunesses laïques et républicaines à Paris, il vota la motion d’adhésion au Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert, motion qui fut rejetée par la majorité des délégués. Les minoritaires décidèrent de rejoindre tout de même le PSOP, et Raymond Laporte entra à la section de Colombes. En raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, cette expérience fut de courte durée.

Raymond Laporte mourut accidentellement le 12 août 1940 à Colombes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article115948, notice LAPORTE Raymond, Jean par Louis Bonnel, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par Louis Bonnel

SOURCE : Souvenirs de la veuve de Raymond Laporte.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément