LARRIBÈRE Jean-Marie

Par Claude Pennetier

Né en 1893 (probablement à Ferrières (Hautes-Pyrénées), mort à Oran en 1965 ; médecin ; militant et élu communiste d’Oran ; pionnier de l’Accouchement sans douleur.

Fils de Pierre Larribère Piolat et frère de Camille Larribère, Jean-Marie Larribère fut docteur en médecine et dirigea à Oran (Algérie) une clinique d’accouchement. Pendant ses études à Paris, il aurait participé à la campagne communiste contre l’occupation de la Ruhr puis contre la guerre du Rif. Il fit son service militaire comme médecin lieutenant dans un régiment de tirailleurs au Maroc. Il aurait été arrêté et dégradé pour son action de propagande auprès des soldats. La mise à l’écart de son frère Camille après l’élimination du « groupe Barbé-Celor » l’éloigna du militantisme actif.

Ancien combattant, mobilisé à nouveau en 1942, il fut maire adjoint communiste d’Oran après 1945. Il fut, dans les années 1950, un des pionniers de l’Accouchement sans douleur, dans la sillage du docteur Fernand Lamaze**. Médecin chef à la maternité d’Oran, il fit un stage à la clinique des Bluets et réalisa son premier ADS en juin 1953.

Officier de la Légion d’honneur, il mourut à Oran en 1965.

Est-il le père d’Aline Larribère (présentée comme la nièce de Camille Larribère) qui joua un rôle important, à Oran, dans les réseaux communistes clandestins au début de l’insurrection nationale algérienne ? L’ouvrage de Marianne Caron-Leulliez, Jocelyne George, parle d’une autre fille, Paulette Touboul.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article116068, notice LARRIBÈRE Jean-Marie par Claude Pennetier, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 juillet 2011.

Par Claude Pennetier

SOURCE : Notes de J.-L. Planche. — Marianne Caron-Leulliez, Jocelyne George, L’accouchement sans douleur. Histoire d’une révolution oubliée, Les Editions de l’Atelier, 2004.

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