LAUDON Georges, Joseph

Par François Roux

Né le 23 avril 1908 à Chusclan (Gard), mort le 26 août 1982 à Avignon (Vaucluse) ; monteur de ligne ; syndicaliste CGTU puis CGT et militant communiste du Gard et du Vaucluse ; maire-adjoint d’Avignon (Vaucluse).

Fils d’un employé des Ponts et Chaussées, Georges Laudon devint, à l’âge de dix-huit ans, monteur de lignes à la société Sud Électrique à Bagnols-sur-Cèze (Gard). Militant du syndicat CGTU, il adhéra au Parti communiste en 1927, puis, venu à Avignon, il participa, en 1936, à la formation du syndicat local des ouvriers électriciens dont il devint secrétaire. Membre du bureau de l’Union départementale CGT réunifiée, il en devint le trésorier en 1938.

En mars 1937, il succéda à Marius Francia comme secrétaire de l’Union locale d’Avignon, fonction qu’il occupa jusqu’en 1939. Pendant ces deux années, il organisa le soutien aux grèves, participa aux commémorations et aux manifestations, et représenta la CGT à la commission interdépartementale de conciliation, réunie en septembre 1937 à Marseille, à la suite de la longue grève du Sud Électrique. Au congrès de l’Union locale, en avril 1938, il réclama des mesures contre le CSAR (la « cagoule ») ; en octobre 1938, il dénonça le grand patronat et le « fascisme intérieur ». Lorsqu’il écrivit un article dans Rouge Midi, quotidien communiste, pour dénoncer les patrons avignonnais qui renvoyaient les ouvriers sans considération d’ancienneté ou de situation familiale, et qu’il attaqua le président du syndicat des entrepreneurs du Vaucluse pour avoir violé le droit syndical, il fut traduit en justice et condamné à 200 F d’amende pour « diffamation ».

Lors de l’assemblée générale de l’Union locale, le 18 juin 1939, des critiques s’élevèrent à l’égard de l’ingérence du Parti communiste dans le mouvement syndical. En novembre 1939, après dissolution du Parti communiste, les communistes furent exclus du bureau renouvelé. Mobilisé, puis réformé, Georges Laudon, devait signer le décret de dissolution de l’Union départementale dont les principaux responsables, communistes, avaient refusé de condamner le Pacte germano-soviétique.

Pendant l’Occupation, il organisa une manifestation le 1er mai 1941. Arrêté, il fut condamné, le 26 septembre 1941, par la section spéciale du tribunal militaire de Marseille (Bouches-du-Rhône), à quinze ans de travaux forcés. Emprisonné à Marseille, puis à Toulon, il s’évada avec l’aide de FTP. À la Libération, commissaire du gouvernement auprès de la Cour de Justice, il fut élu membre du comité départemental de Libération, puis élu conseiller municipal et adjoint au maire d’Avignon. Membre du bureau fédéral PCF du Vaucluse en 1953, il était chargé du travail des élus et des questions de vigilance. Il fut ramené au comité fédéral en 1956 et y siégea jusqu’en 1962. En 1961, il était membre du bureau de l’association des élus républicains du département et secrétaire départemental adjoint de l’ARAC.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article116240, notice LAUDON Georges, Joseph par François Roux, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 23 novembre 2013.

Par François Roux

SOURCES : Arch. Dép. Vaucluse, 1 M 842, 823, 10 M 33, 35, 49. — Arch. de la Bourse du Travail d’Avignon. — Arch. comité national du PCF — Éclairage et Force motrice, mars 1937. — Renseignements communiqués par l’intéressé et recueillis par M. Rault. — Notes de Paul Boulland.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément