LAVEILLE Henri, Fidèle, père

Par Yves Le Maner

Né le 24 avril 1871 à Saint-Quentin (Aisne) ou à Caudry (Nord), mort le 18 mars 1932 à Caudry ; ouvrier brodeur, puis employé de coopérative ; militant syndicaliste, socialiste puis communiste, coopérateur ; franc-maçon.

À sa sortie de l’école primaire, Henri Laveille, fils d’un tisseur, apprit le métier de brodeur qu’il exerça d’abord sur métier à bras, puis sur pantographe. Fondateur du syndicat CGT des brodeurs de Caudry et environs, il en fut le secrétaire jusqu’en 1920, date à laquelle il devint employé de bureau au dépôt régional des coopérateurs de Caudry. Guesdiste de la première heure, il appartint au POF puis au Parti SFIO avant d’entrer au Parti communiste au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920). Trésorier de la section, puis de la cellule de Caudry jusqu’à sa mort, membre du comité du rayon de Caudry, il accéda, lors du congrès du 24 juin 1923, au Comité directeur, à la commission de contrôle et à la commission syndicale de la Fédération Nord du PC. Il refusa de faire acte de candidature aux élections, hormis les municipales de 1925 et 1929 à Caudry auxquelles il se présenta sans succès.

Depuis son entrée aux Magasins Coopérateurs, Henri Laveille appartenait au syndicat de l’Alimentation qui s’affilia en juillet 1922 à la CGTU et prit la dénomination de syndicat général des ouvriers et ouvrières de l’Alimentation et des Transports de Caudry et environs. Il en devint le trésorier. Secrétaire de l’Union locale de Caudry jusqu’en 1928, il assista à ce titre à divers congrès, dont le congrès de l’Union Départementale unitaire du Nord, tenu à Lille le 20 mai 1923, au cours duquel il fut élu à la commission de contrôle. Il fut délégué au IVe congrès national de la CGTU, tenu à Bordeaux (Gironde) du 19 au 24 septembre 1927 ; il y représentait la Fédération de l’Alimentation.

Actif coopérateur, il fut, en 1902, l’un des fondateurs de « La Caudrésienne ». En 1929, une grave maladie cérébrale le contraignit à abandonner l’emploi de bureau que lui avait confié Edmond Bricout en 1920 et il devint alors garçon de courses-manutentionnaire. Ce fut à la même époque qu’il cessa son action syndicale. Il mourut trois ans plus tard, le mal dont il souffrait s’étant brutalement aggravé.

Henri Laveille s’était marié à Caudry le 14 décembre 1901.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article116507, notice LAVEILLE Henri, Fidèle, père par Yves Le Maner, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par Yves Le Maner

ŒUVRE : Collaboration à divers journaux du mouvement ouvrier du Nord, dont L’Action de Cambrésis, et L’Enchaîné.

SOURCES : Arch. Dép. Nord, M 595/44. — Arch Dép. Gironde, I M 577, congrès CGTU de Bordeaux. — A. Duchatelle, Mémoire de Maîtrise, Lille III, 1973, op. cit. — G. Prache, Cambrésis, terre coopérative, PUF, 1963. — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, t. 16, pp. 387-392. — État civil de Saint-Quentin.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément