LE GALL André

Par Jean-Jacques Doré

Né le 16 septembre 1899 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; manœuvre, aide comptable, commis expéditionnaire puis métallurgiste ; syndicaliste unitaire ; communiste du Havre.

Fils d’un agent de police, André Le Gall après une formation de comptabilité fut incorporé dans l’artillerie comme engagé volontaire pour la durée de la guerre le 18 décembre 1917 à l’age de 18 ans. Démobilisé le 23 octobre 1919, il fut embauché comme commis expéditionnaire aux Tréfileries et laminoirs du Havre. Avec Henri Gautier, il faisait partie d’une délégation qui tenta de négocier une augmentation de salaire auprès de la direction de l’usine le 12 mars 1922. Son appartenance au Parti communiste déjà notoire, lui valut d’être congédié quelques jours plus tard.

Le destin de sa jeunesse était scellé, il devint peu après permanent du Parti communiste. Trésorier de l’ARAC en 1922 puis secrétaire du groupe communiste du Havre en 1923, il fut élu trésorier du syndicat unitaire des Métaux du Havre le 1er juillet 1924. Quelques mois plus tard il quitta Le Havre pour Bobigny, officiellement pour travailler à la mairie, mais plus surement pour suivre les cours de l’école des cadres du Parti.

Début 1925, il arriva à Rouen (Seine-Inférieure,Seine-Maritime), avec pour mission de reprendre en main les différents organes du Parti mis à mal par les dissidences qui commençaient à se faire jour, orchestrées par le député communiste Maurice Gautier. En août 1926, il fut désigné comme trésorier du groupe communiste, prit en charge le secrétariat du syndicat unitaire des Métaux de Rouen, puis en 1928 la direction des Jeunesses communistes.

Aurait-il faillit à sa tâche ? Dans tous les cas ce fut Henri Gautier, son vieux camarade du combat des tréfileries qui fut appelé à Rouen en 1929.

Cantonné à des tâches subalternes, il fut encore condamné le 27 mars 1930 à 5 frs. d’amende pour refus de circuler pendant la "semaine rouge", mais il semble qu’il ait cessé de militer activement l’année suivante.

En 1934, toujours inscrit au Parti communiste, il quitta Le Havre pour Paris (XIIe arr.) où il habitait 12 rue Paul Decaens.

André Le Gall s’était marié le 9 mars 1925 à Flers (Orne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article117221, notice LE GALL André par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 23 mai 2020, dernière modification le 17 janvier 2021.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat. F7/13107. — Arch. Dép. Seine-Maritime Sûreté générale rapports mensuels des commissaires spéciaux, 10 MP 1410 bis Syndicats dissous après 1936, 1 MP 279 Dossiers individuels des membres du PCF de A à L, 2 Z 182, 2 Z 157, État civil, Registre matricule militaire.

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