LEGRAND Ferdinand

Par G. Raffaëlli

Né le 18 septembre 1875 à Amiens (Somme), fils d’une couturière, Ferdinand Legrand travaillait au Métropolitain à Paris. Il se maria en 1913 à Paris (IIIe arr.). En novembre 1915, il fut mobilisé aux établissements Chavanne-Brun de Saint-Chamond (Loire) comme terrassier. En 1917, il se révéla au sein du conseil syndical du Bâtiment « militant fervent ». Il participa parmi les représentants du Bâtiment aux discussions pour l’élaboration du bordereau des salaires et prit part au mouvement de décembre 1917 pour le retour de Clovis Andrieu et l’application du bordereau.

Minoritaire, très critique à l’égard de la direction confédérale, il se déclara, dès le 3 février 1918, « prêt à descendre dans la rue pour la paix internationale, car la question des gros sous ne compte plus ». Plus qu’un mouvement régional, il souhaitait « la mobilisation de toutes les énergies prolétariennes dans la CGT par référendum ». Il s’occupa aux côtés de Raidzon de la préparation du 1er Mai 1918, « cette fête que les capitalistes exècrent, car c’est la fête des exploités contre les exploiteurs ». Le renoncement de la CGT à la grève du 1er Mai, lui fit qualifier la confédération de « vendue au gouvernement ».

Legrand vota la grève au congrès minoritaire de Saint-Étienne le 19 mai et anima le comité départemental de grève. Il fut renvoyé de son usine après l’échec du mouvement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article117352, notice LEGRAND Ferdinand par G. Raffaëlli, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

Par G. Raffaëlli

SOURCES : Arch. Nat. F7/12994 ; F7/14607. — Arch. Dép. 14 M 15 ; 92 M 247. — État civil d’Amiens.

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