LEMOINE Louis, Anatole, Élie

Par Jean-Jacques Doré

Né le 19 mai 1881 à Rouen (Seine-inférieure, Seine-Maritime), mort le 18 août 1930 à Rouen ; clerc d’avoué, puis commis principal aux chemins de fer ; secrétaire du syndicat CGT des Cheminots de Rouen-État de 1923 à 1926 ; secrétaire fédéral socialiste SFIO de Seine-Inférieure de 1924 à 1930.

Louis Lemoine naquit à Rouen, fils dit naturel, de Louise Lemoine, couturière. Il fut reconnu par sa mère le 26 avril 1904 à Rouen. Après avoir tenu un emploi de clerc d’avoué, il entra dans les chemins le 5 mai 1906. Il ne participa pas à la grève de 1910, accomplissant sa période de réquisition à la 4e section des chemins de fer de campagne, du 14 au 27 octobre 1910.

Mobilisé à son poste de travail pendant la guerre, il participa à la renaissance du syndicat CGT des Cheminots Rouen-État en 1916 avec Georges Delassaux et Alfred Martin et fit partie du bureau majoritaire élu en janvier 1921 qui comprenait Pierre Finot (secrétaire), Louis Lemoine (secrétaire adjoint) et Honoré Lemercier (trésorier).

Le 3 décembre 1921, une soixantaine de cheminots choisirent de rejoindre la CGTU, mais la majorité des adhérents du syndicat restèrent fidèles à la CGT. Secrétaire adjoint en 1922, il prit la direction de l’organisation le 16 janvier 1923 assisté de Désiré Briand (secrétaire adjoint), Honoré Lemercier (trésorier) et Jules Julien (trésorier adjoint). Réélu jusqu’en 1925, il ne se représenta pas en 1926 pour se consacrer à la Fédération socialiste SFIO de Seine-Inférieure dont il était secrétaire depuis 1924 et à la société de secours mutuels et de prévoyance des agents des chemins de fer du Nord et de l’État de Rouen La Solidarité, il était vice président en 1929.

À la fin des années 1920, Louis Lemoine signa de nombreux articles dans Le Progrès social, journal de la fédération de Seine-Inférieure de la SFIO. Il anima, en janvier 1930, le congrès fédéral de Rouen qui se prononça pour la participation des socialistes au gouvernement par seize voix contre treize. La section du Havre s’était prononcée contre. Lemoine et Étienne Weill-Raynal représentèrent la Seine-Inférieure au XVIIe congrès du Parti socialiste tenu à Bordeaux du 8 au 11 juin 1930.

Louis Lemoine mourut à Rouen peu de temps après, le 18 août 1930. Il fut inhumé le 21 août au cimetière du Nord, à Rouen, en présence d’un foule nombreuse, dans laquelle Le Journal de Rouen nota la présence de Eugène Tilloy, maire socialiste de Sotteville-lès-Rouen, René Lebret, maire socialiste d’Elbeuf, Métayer, maire de Rouen, André Marie, député radical, etc. — Le Progrès social, du 21 août 1930 lui consacra une nécrologie.

Il s’était marié le 2 avril 1907 à Rouen, avec Armandine Texier. En 1927, il habitait 6 rue Poisson à Rouen.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article117736, notice LEMOINE Louis, Anatole, Élie par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 4 janvier 2021, dernière modification le 4 janvier 2021.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat. F7/13085. — Arch. Dép. Seine-Maritime,10 MP 1410 Syndicat dissous avant 1936, registre matricule 1R3101. — Arch. Mun. Rouen 7 F 3 Syndicats hôpitaux, gaz, rail. — Compte rendu du XVIIe congrès, 1930. — La Vie socialiste, 20 septembre 1930. — Le Progrès social, 21 août 1930, au Fonds ancien de Dieppe. — Le Journal de Rouen, 23 août 1930. —Journal Officiel du 31 janvier 1921. — Notes de Jean Maitron. — État civil.

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