LEROUX Jules, Alexandre

Par Jean-Jacques Doré

Né le 18 avril 1859 à Paris (IIe arr.), mort au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) le 1er novembre 1920 ; peintre en bâtiment ; secrétaire du syndicat CGT du Bâtiment du Havre en 1919 et 1920 ; secrétaire de l’Union locale du Havre en 1919 et 1920 ; conseiller municipal socialiste (1919-1920).

"Jules Leroux était à peine âgé d’une douzaine d’années lorsque les événements de 1870-1871 se déroulèrent. Ils laissèrent sur son esprit une forte impression qui fit de lui, pour l’avenir, un sincère républicain. Les luttes ouvrières le trouvèrent prêt lorsque, avant le vote de la loi de 1884, les syndicats prirent corps. Il fut membre du syndicat des Peintres en bâtiment de Paris, puis il vint en province. Avant la guerre, il fonda la Maison du Peuple de Deauville-Trouville (Calvados)".

Arrivé au Havre pendant la guerre, il fut élu très vite secrétaire de la section peinture et trésorier adjoint du syndicat général du Bâtiment le 9 septembre 1917, les autres membres du bureau étaient Dominique Dessay (secrétaire), Émile Depoix puis Henri Duchateau (secrétaires adjoints) et Raoul Rigault (trésorier). Reconnu par ses pairs, il avait été élu au bureau de l’Union locale du Havre qui comprenait Louis François (secrétaire), Henri Duchateau (secrétaire adjoint), Charles Le Chapelain (trésorier) et Jules Leroux (trésorier adjoint).

En janvier 1919, il fut logiquement élu secrétaire du syndicat général du Bâtiment du Havre. Il héritait d’une organisation de quatre sections (couverture, maçonnerie, menuiserie et peinture) et 300 militants qui comptait, avant guerre 3 000 membres répartis en quatorze sections (rapport de police du 7 décembre 1918). Grâce à son expérience, son sens de l’organisation et charisme certain, il ne fut pas loin de lui redonner son lustre d’antan. Le syndicat général comptait 1 237 membres à la fin de son premier mandat, alors que les Terrassiers forts de plus de 1 000 adhérents, avaient choisi de voler de leurs propres ailes.

Le 3 octobre 1919, Leroux accepta, non sans réticence, de succéder à Louis François au secrétariat de l’Union locale du Havre, il était assisté de Georges Desbouis (secrétaire adjoint), de Tholier (trésorier) et de Henri Lambert (trésorier adjoint).

Élu conseiller municipal socialiste du Havre, Jules Leroux, "modéré", ouvert au dialogue et majoritaire déclaré, resta très discret pendant les grandes grèves de mai 1920, il fut néanmoins reconduit à la tête de l’Union locale en juin, assisté de Henri Quesnel (secrétaire adjoint), François Montagne (trésorier) et Henri Lambert (trésorier adjoint).

Jules Leroux était marié à Marie Joséphine Lebreton, ils eurent deux enfants Louis, domicilié à Orbec (Calvados) peintre et Églantine repasseuse au Havre. Il habitait 14 rue des Gobelins au Havre où il mourut brutalement le 1er novembre 1920 ; Henri Quesnel lui succéda le lendemain au secrétariat de l’Union locale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article118067, notice LEROUX Jules, Alexandre par Jean-Jacques Doré, version mise en ligne le 21 septembre 2020, dernière modification le 2 octobre 2020.

Par Jean-Jacques Doré

SOURCES : Arch. Nat. F7/13619. — Discours de François Montagne prononcé aux obsèques du Jules Leroux le 4 novembre 1920. — Arch. Dép. Seine-Maritime 4 MP 2872 Conflits du travail Dieppe et Le Havre 1917-1929, Rapports sur les dockers du Havre non classés, 10 MP 1408 Bureaux syndicaux 1918-1919, 2 Z 182, 4 MP 55. — "Le Petit Havre" 5 novembre 1920. — État civil.

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