LÉVITE Jean

Par Michaël Boudard, Éliane Laurent

Né le 2 mai 1886 à Monétay-sur-Allier (Allier), mort le 7 mars 1965 à Nevers (Nièvre) ; employé des PTT ; militant communiste.

Fils d’un garde-particulier devenu cultivateur dans l’Allier, Jean Lévite fut d’abord militaire au 13e régiment d’infanterie de Nevers jusqu’en 1911 : il se maria à Decize (Nièvre) en février 1911. Avec son frère Louis (qui fut tué en octobre 1914), il était sergent au sein de ce régiment.
Il entra dans l’administration des PTT (Postes, télégraphes et téléphones) en 1912 à Troyes (Aube) où il commença à militer et resta affecté au service des PTT pendant la Grande Guerre.
Il s’installa à Nevers en 1919. Il devint secrétaire du syndicat des employés des PTT en 1921 et membre de la direction de la Bourse du Travail de Nevers. Militant syndical au sein de la CGTU, Jean Lévite fut le délégué de la Fédération des PTT de la Nièvre lors du deuxième Congrès à Bourges en novembre 1923.
Militant également sur le terrain politique, Jean Lévite fut un des premiers dirigeants du Parti communiste (SFIC) de la Nièvre : il en fut le trésorier fédéral entre 1921 et 1922 avant d’être remplacé par Désiré Auchère (91374) et le trésorier du rayon de Nevers durant la décennie 1920.
Lors des élections municipales de Nevers en mai 1925, Jean Lévite fut présent sur la liste de la SFIC menée par Jean Chatout et Sylvain Debret. Il rédigea de nombreux articles dans Le Socialiste nivernais et L’Émancipateur, souvent sous les pseudonymes « Étivel » ou « Ivano Levitowski ».
Il faisait partie du comité électoral de la Nièvre pour les élections législatives d’avril 1928 et il prit la parole dans différentes réunions publiques, notamment au Marché Saint-Arigle à Nevers. Après l’exclusion de Sylvain Debret, Jean Lévite le remplaça comme correspondant de L’Émancipateur, journal communiste qui paraissait à Bourges.
Nommé entreposeur des Postes à la gare de Tonnerre (Yonne) en août 1929, il fut, en 1932, secrétaire adjoint de la cellule du Parti communiste qui comptait une douzaine d’adhérents (voir Henri Larribe).
Jean Lévite revint à Nevers et fut candidat, au premier tour, sur la liste communiste lors du scrutin municipal de Nevers en mai 1935.
Selon des témoignage s : "Pendant l’Occupation, il participa à la Résistance et fut responsable des milices patriotiques à la Libération" mais en l’absence dossier au Service historique de la défense et à l’ONAC, il est impossible de confirmer.
Il mourut 7 mars 1965 à Nevers où il fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article118417, notice LÉVITE Jean par Michaël Boudard, Éliane Laurent, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 9 juin 2021.

Par Michaël Boudard, Éliane Laurent

SOURCES : Arch. Nat. F7/13130, rapport du 21 juillet 1932. — Arch. Dép. Allier : état civil de Monétay-sur-Loire. — Arch. Dép. Nièvre : état civil de Decize ; état civil et recensements de Nevers ; M 3351 : fonctionnaires communistes. — Journaux : Le Socialiste nivernais, Le Prolétaire, Paris-Centre et Journal du Centre. — Arch. dép. Cher : journal L’Émancipateur.

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