L’HELGOUALCH Jean-Louis

Par Jacques Girault

Né le 4 janvier 1902 à Quemeneven (Finistère), mort le 25 mai 1987 à Bobigny (Seine-Saint-Denis), ouvrier menuisier ; militant communiste, conseiller municipal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Fils d’un jardinier, mort au front en 1915 - il n’y avait pas d’indication d’adoption par la Nation sur le registre de naissances -, et d’une journalière agricole, Jean-Louis L’Helgoualch fit d’abord un apprentissage de trois ans comme ébéniste à Dineault. Il se rendit ensuite dans l’Aisne. Après un court séjour au 109e régiment d’infanterie à Chaumont à partir de mai 1922, il fut réformé temporaire en juin 1922.

L’Helgoualch vint travailler à Paris chez un ébéniste, près de la Maison des Syndicats rue de la Grange-aux-Belles et y découvrit Ie syndicalisme, encouragé par un oncle, ouvrier syndiqué, qui l’hébergeait. Il assista au transfert des cendres de Jean Jaurès au Panthéon et à l’anniversaire de la mort de Lénine.

Embauché, en mars 1924, chez Citroën, comme menuisier de voitures, L’Helgoualch adhéra à la CGTU et à la cellule communiste de l’usine. Après six mois de service militaire à Guingamp (Côtes-du-Nord), il fut repris, en novembre 1925, par Citroën et participa à un mouvement de grève. Envoyé à Levallois-Perret, il quitta l’usine en mars 1926 pour la Société industrielle du téléphone à Paris (XVe arr.). Il se maria en août 1926 à Paris (XIXe arr.).

Licencié en 1931, habitant Drancy (Seine), il fut embauché comme toupilleur dans un chantier de construction d’immeubles de l’Office départemental de la Seine. Il avait acheté un petit terrain à Bobigny (Seine), vint habiter dans un pavillon et changea d’emploi. En 1936, il entra chez Janseme, à Paris (XIe arr.), puis chez Forestier (XXe arr.), où il resta jusqu’à sa retraite. Il y fut pendant vingt-cinq ans délégué du personnel et anima de nombreuses actions revendicatives.

Militant de la cellule du quartier d’Anjou à Bobigny, membre du comité de la section communiste de Bobigny, L’Helgoualch fut délégué en juin 1939 au congrès national par le Comité d’initiative pour l’Union des Amis de l’Enfance. Après l’interdiction du Parti communiste, il fut l’un de ceux qui réagirent contre la dissidence du maire, Jean-Marie Clamamus et distribua très tôt des Humanités clandestines.

Père de trois enfants, non mobilisé, L’Helgoualch, sans emploi à cause de la mobilisation de son patron, fut embauché à la SIPA (filiale Aviation de la General Motors) à Asnières où il reçut une affectation spéciale. L’entreprise fut évacuée en juin 1940 sur Bordeaux, mais il préféra gagner la Bretagne.

De retour à Bobigny en septembre, il anima le Front national dès 1941. L’organisation clandestine du Parti communiste dont il était responsable politique avec Demacon (premier responsable) se réunissait souvent chez lui. Il participa à de nombreuses actions en banlieue nord-est. Lors de la Libération, il fut l’un des communistes qui s’emparèrent des mairies de Drancy et de Bobigny. Le 3 octobre 1944 au titre du Front national (membre de la milice patriotique), il fut nommé conseiller municipal de Bobigny.

À partir de 1945, L’Helgoualch, membre du comité de la section communiste, fut sans cesse réélu au conseil municipal de la commune. En 1977, il ne se représenta pas. Il appartenait à la section des Vétérans du Parti communiste français de Bobigny.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article118475, notice L'HELGOUALCH Jean-Louis par Jacques Girault, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 9 octobre 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Com. Bobigny. — La Voix de l’Est. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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