LIVET Simon, Louis

Par Jacques Girault, Georges Rougeron

Né le 25 août 1901 à Pierrefitte-sur-Loire (Allier), mort le 26 février 1993 à Vichy (Allier) ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI, secrétaire de la section départementale ; militant socialiste.

Fils d’un tailleur d’habits, Simon Livet reçut les premiers sacrements catholiques. Après le cours complémentaire, il entra à l’École normale d’instituteurs de Moulins (Allier) en 1917. Il accomplit son service militaire dans l’infanterie à Saint-Maixent et au camp de Mailly jusqu’au 30 mai 1923. Il se maria uniquement civilement à Trézelle (Allier) en 1923, avec une institutrice Cécile, Joséphine Mazoit, fille d’un instituteur, ancien membre du conseil d’administration de l’Amicale, et d’une institutrice élue au conseil départemental de l’enseignement primaire. Ils eurent une fille.

Il exerça avec son épouse (poste double) au Donjon (1923-1925), puis à Chatelperron (1926-1952). Il entra au conseil de la section départementale du Syndicat national des instituteurs. Le secrétaire de la section Soulier quittant le département, il lui succéda en 1931 et conserva cette fonction jusqu’en 1937. Responsable de la rédaction du Bulletin, il fit adopter, à plusieurs reprises pendant son passage au secrétariat général, en dépit des mises en garde d’ André Delmas et de l’inspecteur d’académie, des positions unitaires à l’égard de la section départementale de la Fédération CGTU de l’Enseignement notamment lors de l’affaire Joseph Boyer.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis 1924, Livet fut secrétaire de la section de Donjon jusqu’en 1926. Officier de réserve, il adhéra à la Fédération des officiers de réserve républicains et à une ligue pacifiste.

Favorable à l’esprit des accords de Munich, mobilisé au début de la guerre, fait prisonnier à Landrecies, le 18 mai 1940, il demeura en captivité en Allemagne (Oflag à Nienburg-sur-Weser) jusqu’au 4 avril 1945.

Après la guerre, Simon Livet, toujours syndiqué, ne militait plus. En 1952, à la suite d’une suppression de poste, il devint directeur de l’école de Bellerive-sur-Allier. Retraité en 1957, il se retira à Abrest.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article118679, notice LIVET Simon, Louis par Jacques Girault, Georges Rougeron, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 2 mai 2021.

Par Jacques Girault, Georges Rougeron

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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